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Je ne sais plus...

 
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ThY'D



Inscrit le: 10 Mar 2005
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MessagePosté le: Dim Juil, 2006 10:53 pm    Sujet du message: Je ne sais plus... Répondre en citant

à qui m'adresser. Mais ce n'est pas si important. La chose qui m'angoisse en ce moment, c'est l'Amour. Ah tiens, ce n'est pas nouveau comme sujet. Oui mais voilà, je réalise vraiment maintenant que je "n'aime plus" Karen. Enfin, je considère sa personne et je ne rejette pas ce que j'ai pu ressentir pour elle. Mais c'est bel et bien fini. C'est passé.

Alors oui, j'ai du avoir d'autres épenchements pour d'autres personnes mais si brefs et en même temps sans pouvoir distinguer quelle était la part du "vrai" dans le vécu. Ce qui se passait et ce qui se passe est authentique, ce sont des émotions et je les vis, je peux aussi leur donner une forme, un nom... mais c'est assez pénible à imaginer aimer quelqu'un d'autre. Pourtant ça arrive et ça se passe, je le vis. En ce moment, juste envie d'écrire que je n'aime plus Karen. Sans forcément vouloir continuer à dire tout ce qui se déroulera ensuite. Cela fait plusieurs mois déjà qu'une autre personne m'intéresse, mais j'avais Karen en tête. Et puis je dois aussi penser à moi, à ma vie propre. La personne qui m'intéresse en ce moment ne ressent pas la même chose. C'est bon, j'ai accepté. Je ne vais pas m'effondrer comme pour Karen mais ça fait si peu de temps. C'est pour ça que je ne sais plus...

J'essaie d'apprécier ce temps où je ne sais plus.
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ThY'D



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MessagePosté le: Lun Juil, 2006 10:41 am    Sujet du message: Répondre en citant

Tu es mon amie et je t'aime

serait un message à dire, peut-être plus qu'à écrire. Seulement parler dans les yeux se fait quand c'est le moment. "Le moment" là où le temps le permet. C'est trop délicat et même cela ne sera pas ainsi pour moi en tout cas, pas avec "elle". Et puis la chance qu'elle parcourt ces lignes est mince. Et puis elle pense que je me sous estime de trop dans la vie pour envisager de se sentir bien avec moi. Tu n'as pas envie. En tout cas, pas envie d'en connaître davantage que de me voir à part.

Dans ce regard que tu portes envers toi, tu es terrible. Il me semble qu'on se rejoint en quelques points, même si tes problèmes sont différents. On a un problème avec l'image, ça résume fort mais c'est à peu prêt ça. Nous sommes toutefois bien différents et je trouve que nos personnalités se complèteraient, s'apprendraient sans y voir la fin.

Je ne me fais pas du mal, au contraire, même si je m'illusionne un peu ; tu m'as donné à ta façon - avec ta personne, sans vraiment en avoir l'intention ni le désir - quelque chose, une couleur, autre chose à dire et à explorer. A vivre...
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ThY'D



Inscrit le: 10 Mar 2005
Messages: 4335

MessagePosté le: Mer Juil, 2006 11:02 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Les étoiles coulent
et je m'en vais ailleurs dans la nuit et les pleurs
dans la chaleur
et les fleurs tombantes
déshydratées, touchées, peintes comme de la peine
pleine de coeur...

Les étoiles célestes et légères comme ma légereté offerte
de mots vifs, de vive voix et puis s'envoler,
tout lâcher jusqu'à plein d'air
pour trouver la paix dans la haute atmosphère
et puis quelques yeux fleurissent ma joie
d'être toi
calme
paisible
une intensité qui nous rend illimités
et puis l'écrit tombe vers le centre
...
Le centre
...
tu penses à toi
et puis tu as peur
pas de moi
mais du reste... de tout le reste qui t'empêche de m'écrire... point barre
il y a juste un sentiment parfois qui ne se transmet pas dans le mot
c'est un vide, une absence, c'est toi qui manque
ou bien une pièce qui n'est pas là
pour finir le puzzle
Je sais que cette pièce n'est pas toi
mais autre
enfin justement
par moment je bats la mesure
comme un Amour déchu
puisqu'il en est ainsi véritablement
Même si entre nous sera ce passage
pour toi et moi, un passage nôtre
mais vécu chacun de notre côté
...
peut être laissée, lassée, ne passes tu plus...
chasses tu tout ça
comme je le fais
comme un essai...
et puis sinon tu ne me détestes pas
au mieux tu me connais un peu
Un peu...
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ThY'D



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Messages: 4335

MessagePosté le: Sam Juil, 2006 11:32 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Le poème meurt quand l'homme vient au monde.

Plus envie d'écrire. Je vois tant et finalement, peut-être que la vie qui me plait le plus, chez une femme, n'est pas celle qui lira mes mots. Non, non... c'est bien celle qui fera corps avec moi, qui sera elle-même dans la nuit comme au jour.

L'Amour, j'ignore finalement s'il est ou non une illusion. Ca peut le devenir, je crois. Notamment lorsqu'on a aimé vraiment quelqu'un. Comme j'ai pu aimé Karen. Maintenant, qu'on me dise que ce n'était pas de l'Amour, ça ne regarde qu'une opinion tirée d'une connaissance subjective donc d'une large part de méconnaissance personnelle. Je le répète avec certitude, j'ai aimé vraiment Karen. Cet Amour est toujours là dans son authenticité, toujours. Non je ne dis pas blanc et demain noir. C'est plus nuancé que ça. Quand j'écris que c'est fini, que je n'aime plus Karen, c'est ça une illusion. Mais je dois, je dois bien m'illusionner ainsi, sinon ma vie serait bel et bien finie, à défaut d'être belle et bien finie.

L'Amour est tiré de ce registre de l'illusoire. Je m'en rends bien compte. Mais ça ne signifie en rien qu'il n'est pas vrai. Ca n'enlève en rien son authenticité, ni l'intention de l'Être qui Aime. On peut vouloir donner et s'investir pour quelqu'un qu'on aime. Et on l'aime de toute façon. Mais cet amour là ne naît pas par hasard. C'est aussi ce qui compte.

Là où j'aimerais en venir, c'est sur la forme du véritable amour. Complexe parce que véritable induit donc en contraire quelque chose de non véritable, mais surtout et d'abord invérifiable. Ni par une personne extérieure à soi, ni en soi même. Il me semble, et là je fais peut-être erreur mais c'est mon expérience propre qui parle, il me semble que l'Amour existe dans sa forme la plus concrête, qu'il se cristallise à l'image d'un cristal source d'une pathologie mentale et forme "la maladie" à soigner. Evidemment, l'Amour est beaucoup plus positif à vivre et n'est en rien une maladie. Enfin, quoique pour certain(e)s icon_rolleyes.gif

L'amour peut-être illusion mais cette illusion de par son existence est vraie. L'amour est donc véritable si l'être qui le vit en est convaincu. Le sens que l'être donne à cette illusion fait de l'Amour quelque chose de vrai. Vrai en soi pour soi et pour l'autre.

Pour Karen, je n'ai aucun doute quant à ce que je ressens. Ma mâturité grandissante me fait cependant mettre la grand voile pour aller loin, très loin d'elle. Pour faire de la place, pour quelqu'un d'autre. Ce n'est pas facile, ça fait mal, mais c'est comme ça. C'est la vie d'un homme, c'est comme ça. L'important est d'apprendre, toujours rester dans cette dynamique, ne pas stagner, ne pas rester figé, avancer toujours et même si jamais elle ne viendra, même si elle existe, je suis capable d'avancer et de vivre d'autres histoires.

C'est là que je mets le doigt, sur le fait qu'il me semble ne pas être possible de ressentir tout cela pour quelqu'un d'autre. Oh oui, bien sûr, depuis Karen, après trois années bien tassées de dévolution exclusive pour elle, j'ai travaillé cette distance, j'ai ouvert les yeux. Et j'ai regardé, et puis vu d'autres moments à connaître l'état amoureux pour quelqu'un d'autre. Mais alors lorsque cela arrive, le fait d'être amoureux, je suis rempli de doutes et de certitudes à la fois. Doutes quant à ce que je vis, si mes sentiments sont vrais et non le fruit d'une pensée automatique, si ça bouge dans le corps ; certitudes quant à l'impossibilité de connaître la réciprocité. Et effectivement, ça se révèle impossible, et finalement douteux.

Ca a l'air peut-être tordu comme réflexion, je ne sais pas, en tout cas je m'autorise à réfléchir, à y penser. Non pas que ça passe uniquement par l'intellect, bien au contraire. C'est vraiment corporel, coeurporel aussi. De toute façon, ma véritable personne est aussi le fruit d'une illusion, comme l'Amour. Mais si j'y crois, c'est le plus important. L'essenciel se trouve bien dans le sens qu'on donne aux choses et aux êtres, même si ceux-ci participent au sens qu'on donne à la vie. A la sienne aussi, bien sûr.

Je ne crois pas revivre cette forte conviction d'être amoureux de quelqu'un autant que je l'étais pour Karen. Mais justement, là j'en écris ouvertement, mais le fait est que ce n'est pas si grave que cela. Je suis capable d'aimer et je pense offrir ce que j'ai a donné pour quelqu'un quand ce jour arrivera... et me transportera comme être guidé dans un mirage.

J'ai envie de changer en tout cas. C'est certain, de toute façon, ces dernières années furent pour moi l'aboutissement d'un lavage de cerveau profond et sévère. J'en suis parfaitement conscient. Aujourd'hui, je suis en autopsie. C'est très délicat et je dois utiliser un langage plus fin, je dois communiquer en moi comme jamais auparavant pour trouver la congruence. C'est très dur à pratiquer quand on est sorti des évidences, ou plutôt quant on pense ne plus rien avoir à vivre après toutes ces émotions vécues et ce vide impartagé. Un trop plein d'absence, pour le dire simplement. C'est normal il me semble, puisque cela se rattache directement à mon histoire de vie.

De toute façon, dans quelques temps je serai autrement moi.

Il faut voir, il a certaines chose que je ne supporte plus d'accepter. C'est légitime et ce n'est pas lié seulement à une expérience singulière de la vie. L'universel est en perte de vitesse par les temps qui courent, mais pourtant c'est bien légitime de ne pas vouloir accepter de vivre une vie dénuée de sens profond de ce quoi et qui je suis, pour être vécu par un autre. Si je ne suis pas vécu par "une autre", ça ne sert à rien. Vraiment, cela ne servira à rien du tout que d'être sur Terre.
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maJie



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MessagePosté le: Dim Juil, 2006 4:13 pm    Sujet du message: Répondre en citant

bonjour ThY'D

non le poème ne meurt pas quand l'homme vient au monde, il prend la couleur du regard de celui qui le compose. Et plus il est transparent et plus il touche une partie sensible de l'être.

Lorsque je te lis, je suis pleinement tes mots. Je ne peux l'expliquer, c'est comme ça !

Lors d'une de mes lectures, j'ai lu ceci :

"on dit que le mystère c'est un casse-tête. C'est faux : le mystère, c'est la grande lumière, car le mystère ne veut pas dire indéchiffrable mais INEPUISABLE.

Que signifie la liberté sinon le pouvoir de se donner et de tout donner en se donnant"

Tu es un être aimant ... c'est si rare.

bise
Calumette
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ThY'D



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MessagePosté le: Dim Juil, 2006 8:14 pm    Sujet du message: Répondre en citant

De toute façon les femmes que j'aime n'aiment pas les poèmes. Il faut que je me fasse une raison... mais j'ai décidé d'être un poème vivant, en dehors des mots. Je ne dis pas que je n'écrirai plus du tout, mais plus pour dire à quelqu'un mes sentiments. Je le fais juste gratuitement pour le plaisir de vivre ce que je vis. Mais quand c'est adressé à quelqu'un qu'on aime, même si je me dis juste "donner" sans rien demander, il y a quelque chose d'irréversible qui se passe. J'aurais aimé peut-être lire un peu d'elle, en plus il me semble qu'elle m'a écrit déjà sans oser le confirmer. Je la comprends mais affirme que je ne peux prouver qu'elle m'ait déjà écrit. Et puis évidemment je ne chercherai pas à le faire dans la mesure où je l'estime trop pour lui porter préjudice. Mais quand même, serait ce si "grave" qu'elle m'écrive ? Surtout que je sais garder silence quant il le faut. Enfin, disons que j'apprends vite certaines choses, et moins vite d'autres choses. Tu vois, elle n'est pas complètement partie. J'aimerais tellement la lire. Si j'ai bien compris, elle fut touchée par ma première lettre, je crois oui que c'était la première. Elle a tenu à m'en faire part à sa façon. J'espère vraiment du fond du coeur que c'était bien elle. Et je garde cela précieusement. Mais il y a toujours un soupçon d'incertitude. Je ne peux savoir si elle m'a vraiment écrit. Depuis janvier, j'y pense. Cela fait bientôt 8 mois que je fus hospitalisé, ça fait 8 mois que je ne lis plus une ligne d'elle. Et même si je l'ai vu "de visu" entre temps, sa réaction m'a blaissé. J'aurais voulu trop encore une fois. J'en attendais trop, je pensais qu'elle m'accepterait. Peut-être m'accepte t elle, peut-être m'apprécie t elle, m'aime t elle bien au fond. Je la comprends, oui. Je la comprends vraiment et il m'est impossible de lui en vouloir, pour quelque motif que ce soit. J'aimerais beaucoup lui écrire comme déposer une dernière fleur, mais raisonnablement je ne dois plus lui écrire. Lit elle ma sincérité en tout...
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ThY'D



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Messages: 4335

MessagePosté le: Mer Aoû, 2006 10:49 am    Sujet du message: Répondre en citant

Elle est ailée
mais n'arrive pas à s'envoler
elle essaie de s'accrocher
elle s'accroche

Elle s'illusionne, elle invente une vie
qu'elle vit vraiment

Elle me questionne
et refuse de me répondre

Elle est présente
par les mots qu'elle délaisse
comme une absence laissée
sur le fruit de mon désir

Elle n'existe pas
ne se voit pas avec moi
ou bien ne voit pas
me prend pour un de moins
un de plus, peu importe

Elle se dit désaimée
elle vit le temps
le temps la vit
et il m'a dit l'être
que je suis son aimant
à défaut d'être son amant

Le défaut d'un être
c'est quelque chose en fête
une faille offerte
sans comble à écrire
sans conte à traduire
elle m'a trouvé
elle joue...

alors j'écris
un peu.
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ThY'D



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Messages: 4335

MessagePosté le: Mer Aoû, 2006 4:40 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Bien des personnes m'ont lu, écrit, me suivent peut-être même sans nullement m'en faire part. Mais par le net plusieurs personnes m'ont soutenu. Des personnes que je ne connais pas, que je n'ai jamais vu, qui se manifestent dans leurs possibilités. Qui répondent, en fait, à mes états d'âme. Sans submersion parce que je n'envahis personne. Pas autant que ce forum qui n'est "personne" en particulier. Et moi, de mon côté je ressens quelque chose, comme une dette psychique quelque part, parce que je ne rends pas certaines attentions qui me sont données. Suis-je capable véritablement de m'intéresser à l'autre ? Je n'ai qu'une vague attente, et une profonde atteinte. Je réussis à ne plus m'en sentir coupable, mais pour le reste, j'ai un peu de mal. J'ai presqu'envie de dire mais je suis un gars normal, tranquille, aimant, solide... solide parce que je connais bien ma fragilité. Fort de mes faiblesses. Un psychiatre pourrait toujours penser que cela n'est qu' "une bonne volonté tout au mieux superficielle"... je suis quand même dans mon histoire. De bons moments me manquent, mais je suis limité pour les passer ces bons moments. La réalité, le réel, je connais. J'ai de l'humour par ailleurs, mais j'avoue ne plus avoir beaucoup de conversation. Pas facile de commencer par quelque chose avec quelqu'un qu'on ne connait que peu. J'ai par contre progressé au niveau du métalangage. La parole et le corps. Je me sens mieux et par conséquent j'arrive à vivifier mon esprit. Plus envie d'apparaître aussi "loin" face à quiconque. C'est normal, j'étais vraiment dégouté des mots, du langage, de tout. Je n'y voyais que trop ce qui est réel, le droit de parole est parfois illusoire. On l'utilise parce qu'on est en démocratie, mais quand le couperet doit tomber il tombe quand même. Et pourquoi ? Parce qu'on est jugé "coupable" individuellement d'une situation collective déplorable. Sans dire la vérité, sans affirmer que la peur engendre des abus de pouvoir et des détournements de fond... pour servir une forme devenue peu crédible. Enfin ! Ca manque de précision tout ça, je sais. La seule précision que je puisse apporter ce sont des éléments de ma propre histoire. Il est vrai que ça peu éclairer certains problèmes que vivent jeunes et moins jeunes en nos jours, mais il est si facile de dire que "le problème est personnel". Dans mon cas j'ai plutôt le sentiment qu'une situation comme la mienne reflète une multitude de problèmes personnels concernant non pas une mais tout un lot de personnes. Ce n'est pas un rejet de faute sur l'autre, c'est juste me reconnaître en tant qu'être social... donc lié à d'autres.

Et ces autres encore qui ici ou ailleurs m'ont un peu apporté ce que je ne trouve pas dans la vie en dehors du net, tout simplement.
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MessagePosté le: Mer Aoû, 2006 10:22 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Au foyer, je dois lutter contre la régression mentale. Terrible... vraiment, il faut le vivre pour le croire. Je ne sais pas si on m'a fait hospitalisé pensant que je serais assez fort pour cela, parce que dis donc... Karen, si vous saviez...
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MessagePosté le: Mer Aoû, 2006 11:17 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Sur le chemin de l'incertain
le temps que me viennent tes pas
je ne suis pas là
pour toi
elle n'est pas là
pour moi

Vole, et laisse un rien
au creu de ma main
vide de ta peau
fermée, tenant l'amour et la mort
l'un contre l'autre
je serre et ça saigne
des pétales s'échappent de mes veines
pour écrire en rouge
pour t'écrire en rouge
en toutes lettres tout mon être
toute mon âme

J'entends encore tellement "nous il n'y a pas d'état d'âme ici"
dans cette anpe, que j'ai pété les plombs... intérieurement... ça m'a fraquassé... c'était entre la première fois que je t'ai vu, Karen, et la seconde fois. Sache que déjà à notre second entretien, il y avait déjà tout un univers qui me séparait du premier. Je n'étais déjà plus le même. Je t'évoquais le fait que j'avais l'impression d'être un autre, qu'il y avait ce "mal être", mais en fait je n'étais plus là. Je n'étais déjà plus personne. Je m'accrochais juste comme je pouvais à ce crayon, c'est tout. Je te montrais quelques esquisses, quelques petites choses. Comme une invitation, presque... un désir de partage... c'était un grand besoin. Mais je ne retrouve plus ce que je vivais avec toi, je ne retrouve plus ça nulle part. Je ne crois plus en ce que je vis. Par moment, pas tout le temps. Parce que je suis seul. Mais je vois des gens plus atteints encore. Et moi, à me voir on ne croirait pas que j'en suis là. Et pourtant. Ca va, je ne suis pas dépressif. Juste une pointe de déprime. Je suis très heureux de voir après ces quelques années que tu travailles toujours à ce poste finalement. Tu me sembles très bien partie. Tu es utile... tu sers les grandes questions.
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