vers le site Reims-web

 Annuaire Achats Reims
  Accès Tchat Reims

reims-web
Le Forum de Reims-web
 
FAQ  FAQ    Rechercher  Rechercher     Liste des Membres  Liste des Membres
Groupes d'utilisateurs  Groupes d'utilisateurs   S'enregistrer  S'enregistrer
 
Profil  Profil Connexion  Connexion       Rechercher  Ancien Forum
Se connecter pour vérifier ses messages privés  Se connecter pour vérifier ses messages privés
Rechercher   consulter les PA                       Rechercher   Vers le Forum Philo   
  Accès au Tchat Reims   Le Trombinoscope des habitués

!!!BESOIN D'AIDE!!! : dissert : derrière le masque...
Aller à la page 1, 2  Suivante
 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    reims-web Index du Forum -> Le Forum de Philo
Voir le sujet précédent :: Voir le sujet suivant  
Auteur Message
so-cerise



Inscrit le: 21 Oct 2007
Messages: 19

MessagePosté le: Dim Oct, 2007 5:49 pm    Sujet du message: !!!BESOIN D'AIDE!!! : dissert : derrière le masque... Répondre en citant

bonjour, voici mon 1er sujet de dissertation de philo: derrière le masque n'y a t'il qu'un autre masque?
et je peine, je ne sais par quoi commencer...je ne sais pas quelles questions me poser...

pouvez vous m'aider?

merci!
_________________
termS


Dernière édition par so-cerise le Lun Oct, 2007 10:35 am, édité 1 fois
Revenir en haut
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Adresse AIM
Skipp



Inscrit le: 30 Oct 2005
Messages: 3294
Localisation: Reims/Fismes

MessagePosté le: Dim Oct, 2007 6:40 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Qu'est ce qu'un masque ? Que veut on dire par masque ? Le masque ne serait il pas l'image que l'on montre aux autres ? Mais derrière ce premier masque n'y aurait il pas un deuxième masque... celui de l'image que l'on se fait de soit même ? icon_surprised.gif
_________________
@+
Skipp
Site: http://skipp.perso.cegetel.net
Forums: http://skipp.superforum.fr
Revenir en haut
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Visiter le site web du posteur Adresse AIM
so-cerise



Inscrit le: 21 Oct 2007
Messages: 19

MessagePosté le: Dim Oct, 2007 6:54 pm    Sujet du message: Répondre en citant

:o merci beaucoup !!
cela m'éclaire !

:? ainsi le problème poser dans cette question serait si l'image que l'on se fait de soi même serait un masque ou soi - même? si l'on pouvait se saisir de la verité sur soi, ou s'il 'on se ment à nous même?

:?: je ne vois pas vraiment comment transformer la question en un problème, ni quelles sont les oppositions dans ce problème? :roll:
_________________
termS
Revenir en haut
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Adresse AIM
so-cerise



Inscrit le: 21 Oct 2007
Messages: 19

MessagePosté le: Lun Oct, 2007 8:33 pm    Sujet du message: Répondre en citant

bonjour, voilà, en ayant réfléchi j'ai trouvé ce problème:

l'image que l'on se fait de soi même est elle vraie?

oppositions philosophiques:

-image que l'on se fait de soi même vraie -> conscience de soi même
-image que l'on se fait de soi même fausse -> inconscience de soi même

ou en fait il s'agit peut être du fait que l'on puisse vraiment se connaitre ou pas?

???

pouvez vous m'aider?

merci !!!
_________________
termS
Revenir en haut
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Adresse AIM
orni



Inscrit le: 14 Avr 2006
Messages: 788

MessagePosté le: Mar Oct, 2007 7:01 pm    Sujet du message: Masque Répondre en citant

La réponse de Skipp était judicieuse mais je crois qu'il faut ajouter ceci :
L'image sociale, la façade, celui que l'on veut paraître...c'est changeant selon les circonstances et intermittent. Question de contexte.
En revanche, il y a une idée de soi, une pensée permanente de soi nécessaire à la croyance en son individualité. Il y a un fonds de pensées (les valeurs profondes auxquelles on croit) qui donne un contenu à cette individualité .

C'est très vache comme question.
_________________
Dieu, on l'aime pas. On le craint. Il n'y a que les mystiques pour imaginer une union amoureuse avec Dieu.
Revenir en haut
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Visiter le site web du posteur Adresse AIM
Lai



Inscrit le: 05 Jan 2006
Messages: 959

MessagePosté le: Mar Oct, 2007 7:42 pm    Sujet du message: Répondre en citant

je suis absolument d'accord avec Skipp et avec Orni Cette question est très "vache" meuh!!

En effet elle ne pose rien d'autre que la question de savoir qui nous sommes?!

Je trouve intéressant l'information des masques de Skipp sur le masque pour autrui et le masque pour soi

Je trouve intéressante l'idée d'Orni sur les masques changeants en fonction du temps de soi

Maintenant j'aimerais faire un pas supplémentaire et interroger l'objet masque en lui-même!

Une information intéressante à connaitre est que le masque dans le théâtre grec antique se nommait Hyprocritè et le même masque repris par le théâtre romain s'appelait Personae

L'acteur mettait donc une hypocritè devant son visage ou un personae pour les romains

Le mot hypocrite est devenu en francais le mot que tu connais d'hypocrite et en francais le mot personne désigne l'individu

Cette double acception du mot masque peut donner une piste pour trouver à mon sens une problématique

Dans un premier cas le masque est vu comme ce qui est faux, ce qui masque , ce qui cache ; dans le deuxième cas le masque est proprement ce qui révèle et montre ( la personne)

Une problématique pourrait donc porter sur ce que le masque montre ou ce que le masque cache

Le masque produit dans le théâtre dans sa fonction même de déguisement une expression, un arlequin, un clown, etc un mickey bref un personnage

Le masque montre ce que la personne n'est pas ?? D'autre part le masque cache ce que la personne est, qui elle est Qui se cache donc derrière le masque ?

Le présupposé de la phrase porte donc sur la notion de vrai et de faux , vraie et fausse personnalité

Est il vrai que le masque cache le vrai? est il vrai qu'il montre le faux?
En quelle mesure une personne sans "masque" serait elle vraie? Ne serait elle tout simplement pas inhumaine Un visage sans masque n'est il pas source de la plus grande angoisse

Dans la folie, le fou se rattache comme aux branches à une identification imaginaire à un personnage JE suis Napoléon, Je suis le Pape

La vérité de la folie celle qui est sans masque n'ouvre t elle pas justement sur l'inhumain, le non partagé socialement? La personne deviendrait alors ce que veut dire ce mot dans la phrase il n'y a personne

La personne sans masque ne serait elle pas pure absence et donc le masque n'est il pas signe de la présence de l'absence que nous sommes?

Le masque est le lieu de l'échange au lieu d'être le lieu du vrai ou du faux

Le masque ne renvoie à un autre masque comme le dirait Orni car nous sommes mouvant dans le temps Je suis dans la journée tour à tour, élève du professeur, ami du copain ou de la copine, fils ou fille de ma mère qui appelle, je suis celui qui joue dans la cour de récréation et celui qui est seul avec un chagrin momentané Qui est vrai dans cette vie que je suis ?!

Le masque d'autre part peut être l'occasion d'apprendre de la personne inconnue que je suis Le masque est le lieu de projection de qui je suis, c'est à dire le lieu de la prise de conscience par soi d'une partie de soi?!

Le masque devient donc révélateur de soi Je tape mon petit frère soudain ce masque là me découvre de la jalousie ou de la violence ou tel ou tel désir Le masque devient dans le sens de Skipp lieu d'apprentissage de soi

Donc voilà le masque est il lieu de tromperie ou lieu de révélation Qu'il cache un autre masque dans le temps n'est il pas le propre de notre humanisation et lieu du jeu de partage etc....

Enfin quelques pistes quoi .... à pluske
Revenir en haut
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Skipp



Inscrit le: 30 Oct 2005
Messages: 3294
Localisation: Reims/Fismes

MessagePosté le: Mar Oct, 2007 7:48 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Et puis... ce masque intérieur n'est peut être rien d'autre que notre conscient... alors que notre moi profond est toujours caché dans notre subconscient...

Ce conscient qui échange directement avec le monde extérieur... Monde extérieur qui ne nous aperçoit que via ce conscient qui s'extériorise par la parole et les gestes.
_________________
@+
Skipp
Site: http://skipp.perso.cegetel.net
Forums: http://skipp.superforum.fr
Revenir en haut
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Visiter le site web du posteur Adresse AIM
orni



Inscrit le: 14 Avr 2006
Messages: 788

MessagePosté le: Mer Oct, 2007 9:42 am    Sujet du message: Masque Répondre en citant

Masque et beauté. Masque et idéal. :

" Plus sérieusement : la Beauté est de l’ordre de la représentation : c’est une image, une idole si l’on veut, une icône. Une forme en tous les cas, qui plaît, qui séduit, qui attire, qui fascine, qui satisfait notre narcissisme et conforte nos investissements d’objets. Une secrète alliance se forme entre l’artiste, créateur des formes belles, et le contemplateur qui se retrouve spéculairement dans l’image, et y trouve un surcroît de satisfaction : plaisir désintéressé ? A voir ! La démarche décrite ici a ses limites, mais aussi sa vérité : le plaisir du Beau est d’abord un plaisir ! Plaisir de l’apparence, de l’illusion consciemment désirée et entretenue, plaisir d’un temps et d’un espace hors-temps et hors-espace (socialement productif), plaisir de l’évasion hors des murailles du monde, accès fictif à l’absolu, à la splendeur des lumières célestes, voir à l’éternité !

Inversons la question : qu’est ce que cette « belle forme » dissimule ? Car on montre quelque chose pour cacher autre chose, par un habile détournement du regard. Art-illusionniste ! On peut dire, et c’est souvent dit, le beau cache le laid. Beauté des jardins royaux, laideur incommensurable des latrines publiques. On montre de belles formes, on élude tout le misérable de la vie et de la réalité : le beau : un cache-misère. Bien. Allons plus loin, pour sortir de l’opposition facile du Beau et du laid, car on peut toujours inverser les contraires. Mais y a-t-il autre chose ? Qui soit au-delà de l’opposition commode du beau et du laid ? Pour répondre il faut une condition absolue : sortir de l’univers de la représentation (images, fantasmes, concepts, symboles, figures, formes, langage, convention) – et alors qu’avons-nous ? Le REEL.

« Nous avons l’art pour ne pas périr de la vérité » écrit judicieusement Nietzsche. L’art nous dissimule habilement le réel, et quand il y fait signe- cela arrive – c’est toujours dans les voiles d’Aphrodite, d’Apollon, dans les mirages des rêves, le dédale confus et suggestif de l’imaginaire, - jamais directement ! Lorsque, avec Nietzsche, on estime que la vérité est « femme », c’est toujours d’une femme pudique, discrètement toilettée que l’on parle ! Qui voudrait regarder de face la méduse – au risque de périr ? (Devant la révolte probable de quelques unes de mes lectrices je précise tout de suite qu’il ne s’agit ici en rien des femmes réelles, mais du féminin en chacun de nous, ou si l’on préfère, de ce qui ouvre, à travers la forme, un trou par où souffle le réel).

Le réel, ce quelque chose dont je ne peux rien dire, puisque tout ce que dis est inscrit dans la langue, codifié, symbolisé, imaginarisé, donc « dé-réalisé » ! En d’autres termes : il n’ a de réel qu’en dehors de la représentation."

http://guykarl.canalblog.com/archives/2007/09/17/6237788.html
_________________
Dieu, on l'aime pas. On le craint. Il n'y a que les mystiques pour imaginer une union amoureuse avec Dieu.
Revenir en haut
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Visiter le site web du posteur Adresse AIM
D.Martz



Inscrit le: 05 Jan 2005
Messages: 226

MessagePosté le: Jeu Oct, 2007 10:53 am    Sujet du message: Répondre en citant

Je ne sais pas par quoi commencer. Qu'est ce qui me gêne ? Les mots sont ils incompréhensibles ? A priori, non. La formulation ? Non plus. Derrière le masque, il n'y aurait qu'un autre masque ou bien il y aurait autre chose. Si le masque (de qui? de quoi?) est une évidence, il n'y a plus qu'à s'engouffrer dedans et à faire des variations sur le paraître et l'être, le soi et l'image de soi, etc., etc. Et voilà comment on se fait piéger par une problématique, c'est-à-dire une façon si particulière et douteuse de poser ce qu'on croit être des problèmes. Et s'il n'y avait pas de masque ? Ou si derrière le prétendu masque, il n'y avait rien ?
Philosopher, c'est questionner.
Didier M.
Revenir en haut
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
orni



Inscrit le: 14 Avr 2006
Messages: 788

MessagePosté le: Jeu Oct, 2007 12:11 pm    Sujet du message: Masques Répondre en citant

Pas de masque ? icon_eek.gif

Notre rapport au monde, à l'autre est nécessairement médiatisé. Médiatisé, c'est rien de le dire : un grand nombre de facteurs interviennent pour que ce rapport prenne un sens particulier au contexte, au moment etc
Je ne sais plus qui icon_redface.gif disait que le masque permettait de dire la vérité ou des vérités grâce à l'abri qu'il offre et aux usages que l'on peut en faire. (De mémoire)

"Derrière le masque n'y a t-il pas un autre masque ?" Oui, il n'y a que des masques. Qui nous sommes, comme se demandait lai, ne peut qu'être médiatisé, maquillé, composé, arrangé. Sinon ? Inconnaissance, expectative, vide, silence.

Alors la question qui me paraissait judicieuse est celle des types ou natures des masques selon leur fonction.
_________________
Dieu, on l'aime pas. On le craint. Il n'y a que les mystiques pour imaginer une union amoureuse avec Dieu.
Revenir en haut
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Visiter le site web du posteur Adresse AIM
Skipp



Inscrit le: 30 Oct 2005
Messages: 3294
Localisation: Reims/Fismes

MessagePosté le: Jeu Oct, 2007 12:47 pm    Sujet du message: Re: Masques Répondre en citant

orni a écrit:
"Derrière le masque n'y a t-il pas un autre masque ?"


_________________
@+
Skipp
Site: http://skipp.perso.cegetel.net
Forums: http://skipp.superforum.fr
Revenir en haut
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Visiter le site web du posteur Adresse AIM
ThY'D



Inscrit le: 10 Mar 2005
Messages: 4335

MessagePosté le: Jeu Oct, 2007 1:07 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Lorsqu'il n'y a plus de masque... ou lorsque le masque tend à devenir unique (et non à se multiplier) n'y a t'il pas chute dans... en effet le vide... chut dans le silence... pour ne dire : schizophrénie ? Je souligne que cette maladie définie sous 4 formes différentes et dont chaque forme revet autant de différences que les personnes le sont est à ce jour plus que malconnue... on préfère même l'ignorer (pour se concentrer certes sur ces fameux "masques" afin de recomposer une personnalité)... je ne veux pas dire que lorsqu'il n'y a plus de masque, il y a "maladie"... il n'y a sans doute que l'infinté des masques et c'est ce tout qui forme ce qu'il y a ailleurs : rien... (un univers est une infinité de "masques" dimensionnels et illimités puisqu'il ne cesse d'accélérer son expansion, il y a infinité de masques parce qu'il y a un "ailleurs"... au delà de l'univers, il y a "rien" cet ailleurs qui est parce qu'il y a justement un univers)... J'emploi "ailleurs" volontairement, c'est ce mot précis qu'Einstein lui-même employait pour parler "d'au-delà" l'univers, "l'ailleurs"...

Et celà rejoint bien la démarche que peut connaître un être en recherche d'un sens à l'existence. Ne dit-on pas que pour se changer il faut d'abord se dévétir ? Je parle de cela aisément car évidemment il s'agit d'une expérience celle de ma vie. Je connais bien on dit de moi que j'ai un "système compensatoire" qui fait que... je ne suis pas sous neuroleptique (et heureusement...) mais je peux parler de cela et noter qu'en effet, lorsqu'on se dévêtit les masques tombent. On se met à nu. Ca enclenche une problématique car le risque c'est de se perdre. Cette infinité de masque, ne nous voilons pas la face, c'est la personna... c'est ce qui tient en mouvement... c'est la vie. L'illusion est réelle, le réel est illusion. Ce qui pousse naturellement crée des odeurs, se parfume, se vêtit de masques. Encore une fois (et toujours) je pense à la fleur... pour bien noter que ces concepts humains reflètent bien quelque chose de réel (d'ailleurs l'humain dont lui-même est contenu)... lorsque l'on cherche à enlever tout ce qui constitue le monde en soi pour non plus croire mais voir on se déshabille. Mais ce jeu est dangereux. Un risque de fragmentation de ses pensées. Les mots comme éclatement, brisé, fendu, dispersé, mélangé, démembrement, perte, ... ressortent du vocabulaire du psychiatre (et en parti du malade) pour désigner au fond... ces masques (fendus, éclatés, brisés, dispersés,, mélangés, perdus) la personnalité altérée est en plus appauvrie, car elle se trouve "proche du trou". Le trou, ce fameux "non-moi" car moi ne peut être qu'infini(ment masqué), qui peut-être comparé à un trou noir, il aspire tout, même la lumière, il anéantit mais pas complètement, il recrache de la matière. Lorsqu'on se trouve sans masque (où avec peu de masques car "sans masque" serait la tête morte le caput mortuum je pense où une phase dirait-ton "terminale" en matière schizophrénique...) on a une personnalité fragilisée, notre propre trou nous aspire, on tend à vouloir retrouver des masques, mais plus forcément les nôtres.

Le contact avec autrui permet de réimproviser, de retrouver, de recomposer, construire, de retrouver une mémoire. La perte de la personnalité signifie plus qu'une perte de masques, elle est aussi une perte de la mémoire. Mémoire en son sens le plus ouvert. C'est à dire la peau, le toucher, ce qui fait impression et la première chose qui imprime le monde c'est le corps. La perte de soi désigne aussi une perte du sensible physique. C'est à dire que le corps se désensibilise à mesure que l'esprit devient de plus en plus sensible. Là encore, il faut réapprendre à ressentir. Et à percevoir nos ressentis, à les différencier, à leur attribuer un sens, à les reconnaître. Se toucher, se laisser toucher, toucher...... ça parait être "la base" de ce qu'une mère peut donner à son enfant dès le premier jour de sa vie. N'est-ce pas ? Pourtant, c'est important, dans la vie, de vivre dans la mémoire présente, c'est à dire parfois ne rien dire et sourire, ou poser sa main sur une autre, prendre une épaule, évidemment dans une juste mesure. Les retrouvailles avec ses sensations sont parfois démesurées dans les premiers moments. Un peu comme de se brancher un turbo réacteur inimaginable pour s'arracher du trou... et plonger dans d'autres masques pour apprendre à redevenir, pour se reconnaître, et enfin accepter au bout qu'on ne peut rien voir... sans croire.


A réfléchir aux termes comme "Etre habité"...

ou encore INTER-FACES...
_________________
"Parlez doucement quand vous criez et insultez mais dans le respect. Merci."
Revenir en haut
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Adresse AIM MSN Messenger
Skipp



Inscrit le: 30 Oct 2005
Messages: 3294
Localisation: Reims/Fismes

MessagePosté le: Jeu Oct, 2007 1:35 pm    Sujet du message: Répondre en citant

ThY'D a écrit:
Lorsqu'il n'y a plus de masque... ou lorsque le masque tend à devenir unique (et non à se multiplier) n'y a t'il pas chute dans... en effet le vide... chut dans le silence... pour ne dire : schizophrénie ?

Perso, je définirais plutôt la schizophrénie comme la multiplication des masques... une aliénation au soi même.

Lorsqu'il n'y a plus de masque l'on atteint là l'accomplissement de l'unité du moi avec le monde... Le Yog des hindoux... L'Unité que l'on recherche particulièrement dans le Zen et généralement dans le Bouddhisme. Une sorte d'état de sainteté.
_________________
@+
Skipp
Site: http://skipp.perso.cegetel.net
Forums: http://skipp.superforum.fr
Revenir en haut
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Visiter le site web du posteur Adresse AIM
ThY'D



Inscrit le: 10 Mar 2005
Messages: 4335

MessagePosté le: Jeu Oct, 2007 2:04 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Skipp a écrit:
ThY'D a écrit:
Lorsqu'il n'y a plus de masque... ou lorsque le masque tend à devenir unique (et non à se multiplier) n'y a t'il pas chute dans... en effet le vide... chut dans le silence... pour ne dire : schizophrénie ?

Perso, je définirais plutôt la schizophrénie comme la multiplication des masques... une aliénation au soi même.



C'est une définition passéiste. C'est la recherche de l'unité parce qu'il y a éclatement. Il n'y a pas de multiplication des masques, ce n'est plus possible. Il n'a que des morceaux éclatés des masques restants, on peut dire que ce qui se multiplie ce sont des morceaux (ou des fantômes) et non les masques eux-mêmes (sinon il n'y aurait pas schizophrénie). Il y a dans l'appauvrissement de la personnalité en effet une recherche, d'où la tendance à vouloir retrouver des masques qui ne sont pas forcément les siens (mais parce que ceux ci sont tout bonnement perdus voire anéantis, aspirés par le trou)...

L'ancienne définition (qui était une définition populaire) qui prétend qu'un schizophrène est une quelqu'un qui a plusieurs personnalités clivés les unes par rapport aux autres est fausse. Le clivage ne se situe pas là, il tend en quelque sorte à séparer le bon du mauvais.

La schizophrénie est un lieu qui porte un "non" (un habitat vide de masques, ou si peu) et qui se cherche un "nom" (ou pas) pour à nouveau être habité (ou pas)... lorsqu'il y a perte de la personnalité, il reste des fantômes. Ces fantômes (de ce qui autrefois était ses propres masques) se multiplient probablement, mais ce ne sont plus des masques, c'est ce que "recrache" le trou noir, la matière... des résidus...

Je suis évidemment d'accord lorsqu'on parle d'aliénation au soi-même. Mais pas d'accord lorsqu'on parle des masques. La maladie empêche justement de changer de masque, de trouver ses marques pour évoluer, elle disperse les masques, elle fait en sorte de les oublier... on parle de soi souvent au passé... en imaginant un avenir.

Je pense bien qu'il s'agit plus d'une perte que d'une multiplicité... la multiplicité des masques c'est la signification de l'allant, de l'étant, l'étang habité par pleins de poissons que le pêcheur asticote du bout de sa ligne...

la multiplicité c'est le changement, le bien être, la santé... lorsque ces masques sont "contenus"
la perte c'est la cristallisation, le mal être, la maladie. Plus rien pour contenir.
_________________
"Parlez doucement quand vous criez et insultez mais dans le respect. Merci."
Revenir en haut
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Adresse AIM MSN Messenger
Lai



Inscrit le: 05 Jan 2006
Messages: 959

MessagePosté le: Jeu Oct, 2007 7:41 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Le masque comme lieu d'échange pour soi et pour autrui, le masque comme ce qui montre ou ce qui cache, le masque comme ce qui réunifie et unifie, le masque comme matriochka de masque, ou le masque rigide et unique , le beau ou le faux

Et s'il n'y avait pas de masque dit D. Martz? Derrière le masque n'y a t il QU un masque suppose effectivement l'existence évidente du masque !

Le masque est une métaphore du visage et le visage ce lieu de rencontre et d'expression, ce lieu de soi qui nous rassemble, ce visage qui parle de nous, vivant et toujours mobile , habité ou futile, veule ou beau

On dit un beau masque concernant le visage ou la figure , le visage est ce que l'on dévisage pour apprendre à connaitre ce qui se trame dans ce qui s'exprime Et partant surtout quand on ne "fait" pas bonne figure, quand on est pris au dépourvu, surpris dans la non-composition et que l'Etre en soi s'exprime dans justement ce qui ne se maitrise pas de soi

Le visage peut mentir car on peut se "composer" une expression mais cette composition est vite déjouée
Vous connaissez sans doute les recherches et le fameux sourire de Duquesne , celui que nous percevons comme un "vrai" sourire
La définition est celle du plissement du coin de l'oeil, avec le bas de l'oeil qui se gonfle généreusement, la commissure des lèvres qui remonte et la distance de la lèvre au nez qui se réduit Définir le sourire!!!

Nombre d'études ont montré ( étude sur l'écartement des yeux et l'expression du masque, étude sur la dilatation de la pupille et le sentiment du beau, etc...) Il est extraordinaire de savoir que nous les êtres humains pouvons réellement lire le masque au millimètre près

Comme ci le masque humain ne triche pas, dit le vrai à la fois dans l'instant et dans l'histoire qu'il recueille

Le masque n'est qu'une hyperbole de l'essence du visage! Ah l'essence voilà une conception pétrolière si familière aux philosophes hihi!

Levinas est le penseur du visage, le philosophe du visage c'est lui, le visage comme lieu de l'humanisation , le visage comme vulnérabilité

Comme si au contraire de ce qu'évoquait D.Martz , le visage plus que de ne pas exister, serait le seul existant en nous, l'endroit de toutes les rencontres de toutes les lectures

Dans le film seul au monde Zemeckis donne à Tom Hanks un ballon qu'il maquille en visage pour pouvoir parler à quelqu'un !! Le visage comme garant de l'humanité de l'homme seul au monde Le visage qui recueille l'etre , notre etre en lui, l'exprime et apprend à le connaitre par les autres, cette aliénation profonde au jeu des masques , celui des alter-masques par la lecture et le mimétisme desquels j'apprends sur moi-même et me modifie

Le visage comme lieu du recueillement et lieu du vouloir tromper quand ce qui se fait jour défigure le sujet tant est lisible pour tous infinitésimalement les tréfonds de la pensée la plus subtile et la plus délurée

Alors tout le masque ? Notre Etre parle dans le masque malgré nous , il s'y recueille et se découvre à nous , nous devenons par notre visage dans lequel se creuse notre histoire, nos secrets, nos amours et nos infidélités ,notre prière et nos angoisses .....

La question est donc le derrière , le derrière le masque n'y a t il qu'un masque , quel est donc cet espace ... derrière

La lumière du masque est le regard et je voudrais finir par là, le coeur de l'expression du visage conduit à construire ce que nous appelons un regard Sartre se posait la question de savoir où s'arrête l'oeil ou commence le regard?!

Le visage construit le regard et le regard le visage "Derrière" le masque, n'y a t il que l'éclat du regard La lumière qui fait signe de Soi en soi
Le regard qui est notre regard sur soi et le monde , regard construit par notre pensée fondée sur nos motions et émotions Derrière le masque il y a l'histoire de notre pensée , lumière plus ou moins corrompue et derrière la lumière de la pensée , il y a la voie du coeur, ultime station du masque?

Dans la pacification du regard joue la présence de la pensée du coeur, tous ces pardons , toutes ces compromissions et abandon de prérogatives au profit du surgissement du cri du coeur , le regard est la fenêtre sur l'abime de notre coeur , lui même siège abyssal de l'indiscible??

Le masque plonge dans l'univers des coeurs y chercher son mystère et l'univers des coeurs est un puit partagé , un au-delà des soi, une lethè , qu e sais je d'Autre?

Le masque alors une métonymie de la lecture de l'abime du coeur en soi, le masque qui recueille l'expression de l'histoire du monde , l'histoire des coeurs , la seule qui compte?
Revenir en haut
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    reims-web Index du Forum -> Le Forum de Philo Toutes les heures sont au format GMT + 1 Heure
Aller à la page 1, 2  Suivante
Page 1 sur 2

 
Sauter vers:  
Vous ne pouvez pas poster de nouveaux sujets dans ce forum
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Vous ne pouvez pas éditer vos messages dans ce forum
Vous ne pouvez pas supprimer vos messages dans ce forum
Vous ne pouvez pas voter dans les sondages de ce forum


S'inscrire a la Lettre d'information des cafés de philo
Nom :
Adresse email :
- Reims annuaire commerces Reims boutiques rémoises - Réserver une chambre d'hôtel à Reims - Garde d'enfants - Tourisme à Reims - rencontre en ligne - accès au tchat - achats malins, promo réduction discount - Garde d'enfants - locations de vacances