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orni
Inscrit le: 14 Avr 2006 Messages: 751
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Posté le: Dim Mai, 2008 9:57 am Sujet du message: Que veut dire : "se reconnaître" ? |
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S'il y en a que cela interesse, quelques réflexions à ce sujet, parce que j'y pense.
Reconnaître, c'est connaître à nouveau
C'est se retrouver en face de quelque chose que l'on connaît.
On reconnaît, parce que c'est semblable, identique ou, à la limite, très ressemblant.
Mais qu'est-ce qui est reconnu ?
Se reconnaître, c'est connaître à nouveau "soi".
Soi ? Ce ne peut être qu'un "soi" connu par soi.
Que reconnaît-on, sinon la connaissance que l'on a de soi ?
Je me reconnais dans un paysage, parce qu'il réveille des souvenirs. Ce sont mes souvenirs que je reconnais.
Je me reconnais dans des idées, parce que ces idées expriment des convictions, des désirs qui sont les miens, qui me sont chers.
Mais le bon advaitin que je suis devenu se pose immédiatement les questions troublantes :
- Qui se reconnaît ? Celui qui se souvient ? Le sujet du désir ou de la croyance, le désireur, le croyant ?
- Est-ce que celui qui se reconnaît, est-ce que le désireur ou le croyant est reconnu ? Et par qui ?
Ce qui est reconnu dans "se reconnaître" témoigne de la nature de celui qui se reconnaît. (Ze me reconnaît dans ma voiture pourrie )
La nature de celui qui se reconnaît témoigne de ce à quoi on est attaché, de la connaissance intime que l'on a de soi. Non ? _________________ Le malheur de l'incarnation, c'est que c'est une tentative gauche et conditionnée de désincarnation. |
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Lai
Inscrit le: 05 Jan 2006 Messages: 853
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Posté le: Dim Mai, 2008 8:09 pm Sujet du message: |
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Se reconnaitre c'est vraiment marrant comme question celà!!
SE reconnaitre ? dans une image, un tacot, un paysage, une idée
Le propre du SE est qu'il est connaissance et désir et sujet comment effectivement pourrait il SE reconnaitre dans un objet, une idée etc... ???
Aussi ta question très judicieuse est
"Aucun SE reconnaitre est-il jamais possible?"
Le sens commun veut dire qu'effectivement on peut "se" reconnaitre dans une pensée, un courant de pensée , un artiste ou que sais je encore
Que veut donc dire SE reconnaitre , sinon comme tu le dis reconnaitre ce que Lacan aurait appelé le "trait unaire" c'est à dire un symbole de soi qui fait office de représentant JE et qui souvent se dit et s'écrit JE
Si je me reconnais dans le folklore libre de mon vieux tacot pourrave qu'est ce que je reconnais sinon qu'une partie du phénomène de moi m'est présent comme libre et folklorique , une identification donc de Moi est reconnu par SOI
Dans se reconnaitre il ne peut donc s'agir à mon sens que du petit a lacanien (sorry!) à savoir ce qui est le lieu des identifications à savoir le moi et non pas le soi qui est , lui , sujet
Le soi qui reconnait est proprement , lui, sans représentations, il s'agit de soi comme sujet du désir qui ne "se" reconnait que dans le phénomène dit de l'après-coup ( re re lacan) à savoir dans son accomplissement et non dans son intention en tant que telle vide d'image
Donc pour moi SE reconnaitre dans un objet ou une idée ou un " trait unaire" quelconque c'est proprement le mécanisme par lequel SOI , le sujet intentionel que nous sommes reconnait dans l'objet l'image même de son "moi" et est dans le même rapport à l'objet ou à l'idée que le SOI l'est à son MOI s'est à dire au siège de ses identifications
ON serait donc d'accord de comprendre SE reconnaitre non pas comme reconnaitre SOI mais bien SOI qui re-connait l'image de SOI qui est le MOI
HM?? |
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orni
Inscrit le: 14 Avr 2006 Messages: 751
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Posté le: Dim Juin, 2008 9:34 am Sujet du message: Que veut dire : "se reconnaître" ? |
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Tiens, je croyais que ce forum avait été supprimé
Puisque non : je pense que le besoin de reconnaissance est plus puissant, plus important que le besoin d'être aimé.
C'est pourquoi je demandais : que signifie se reconnaître ? Qu'est-ce que ça apporte ? .
" une identification donc de Moi est reconnu par SOI "
" il ne peut donc s'agir à mon sens que du petit a lacanien (sorry!) à savoir ce qui est le lieu des identifications à savoir le moi et non pas le soi qui est , lui , sujet
Le soi qui reconnait est proprement , lui, sans représentations, " dis-tu Lai.
Le problème, c'est que la reconnaissance n'est jamais complète, définitive. Le besoin est toujours là. Comme si elle était inaccessible.
Alors, n'est-ce que le moi ?
Nous croyons que ce que nos pensées postulent existe, est réel. (Nous n'avons pas le sentiment de ne produire que des fictions).
Tout ce qui est pensé est vu comme existant, réel.
La pensée d'un crime, d'un forfait, est vue comme existante.
Le criminel est donc reconnu à travers son crime à défaut d'être approuvé. Son identité est reconnue par la société. ("Je suis un être mauvais" affirmait Fourniret. Au moins, il est quelque chose. Il est reconnu, il se reconnaît AU-DELA de cette image.... )
Je pense que l'on peut étendre ce principe à quasiment tout le monde. _________________ Le malheur de l'incarnation, c'est que c'est une tentative gauche et conditionnée de désincarnation. |
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Lai
Inscrit le: 05 Jan 2006 Messages: 853
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Posté le: Dim Juin, 2008 3:40 pm Sujet du message: |
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Orni j'ai failli te perdre dans la faillite (temporaire) d'une censure éventuelle à venir
J'envisageais déjà de batailler par email pour te saluer !! mais voilà , le forum résistant aux tempêtes numériques nous offre encore son radeau salvateur
Pour reprendre Hegel notre vie s'articule autour d'une lutte à mort pour la reconnaissance du sujet !!
Le sujet passe sa vie à faire celà, comme étant son bien le plus suprême !!
Donc tu as raison de souligner ce besoin impérieux Maintenant je pense qu'une réponse n'est pas à trouver dans ce que l'on appelle identité qui est (bouddistement) fallacieuse et illusoire
Comment perso j'entends ce besoin impérieux de reconnaissance,
Je le reconnais comme un ACTE c'est à dire non un ETAT , la reconnaissance est l'acte de reconnaitre qui est un don pur de soi que fait un sujet à un autre sujet
Toute reconnaissance d'une image de soi ( le moi) n'est que reconnaissance ratée, illusion , stase , croupissement et déception !!
Qu'est ce que la reconnaissance de deux sujets? Il faudrait donc relire tout Hegel (§hihi )
NOn plus simplement il s'agit de l'acte qui consiste à aller au-delà de l'image Je te reconnais quand au delà de ce que tu me présentes être toi-même et qui n'est qu'image de toi , je TE reconnais
Dans ce royaume là ( hihi) il est question de la Joie, libération, acte pur , et pur besoin de recommencement
On n'est pas reconnu une fois pour toute, c'est un don à devoir faire en permanence, un don permanent , une présence à soi comme don et comme pure image vide de soi, une non image de soi, soi comme pur don, pur en avant de soi , pur être là non scopique (hihi)
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orni
Inscrit le: 14 Avr 2006 Messages: 751
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Posté le: Lun Juin, 2008 7:33 am Sujet du message: Que veut dire : "se reconnaître" ? |
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" Orni j'ai failli te perdre dans la faillite (temporaire) d'une censure éventuelle à venir
J'envisageais déjà de batailler par email pour te saluer !! "
Je reconnais bien là ta gentillesse ...bah, avec le mot : inconnaissance, on me retrouve toujours. Mes blogs occupent la première page
" Pour reprendre Hegel notre vie s'articule autour d'une lutte à mort pour la reconnaissance du sujet !! "
Oui, même vivre peut être un besoin moins profond qu'être reconnu. Voir les efforts déployés pour laisser un nom, une trace, une mémoire.
Anonyme : qui est sans nom. Qu'est-ce que le nom ?
" Maintenant je pense qu'une réponse n'est pas à trouver dans ce que l'on appelle identité qui est (bouddistement) fallacieuse et illusoire "
Je tourne comme une abeille autour de quelque chose que ne n'arrive pas à trouver : identité, désignation, définition, nom...
Le sujet est-il un don ? Est-ce sa particularité, sa substance dirait Spinoza ? Ce qui m'ennuie dans ta proposition, c'est qu'elle introduit, même de façon lointaine, la conditionnalité. (Il faut qu'il y ait deux sujets. Il faut qu'il y ait don. Il faut l'acte de donner )
L'image, le masque , ou ce que l'on peut concevoir d'une personne n'est pas la personne. Aller au-delà. Quid de cet au-delà ?
Je vois plutôt une transaction. Ce qui s'échange entre deux êtres : un objet, une attitude, un personnage, une expression de soi plus ou moins spontanée selon le degré de confiance dans l'autre.
(L'enfant se constitue un personnage pour plaire à ses parents)
Mais la transaction fait partie du mental.
Ben , je ne crois pas à la réalité réelle de ce genre de sujet compris dans une relation ou un don sans pour autant nier la valeur du don désinteressé. C'est sans doute ce qu'il y a de plus beau dans la vie; Mais il fait partie de la vie.
Je ne crois pas à la permanence de quoi que ce soit de mental.
Perso : je soupçonne fort (pour en revenir à la reconnaissance) que ce besoin est d'autant plus puissant que l'être a été, de façon diverse, nié dans son existence, associé à un manque à être.
Le don le plus précieux n'est-il pas la reconnaissance pleine et entière et inconditionnelle de l'existence de l'autre ?
Tout ce qui met en doute, relativise, conditionne cette existence est une atteinte grave à la dignité de l'être.
Il y aura toujours un manque être (condition humaine) mais il faudrait qu'il soit aussi réduit que possible. _________________ Le malheur de l'incarnation, c'est que c'est une tentative gauche et conditionnée de désincarnation. |
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orni
Inscrit le: 14 Avr 2006 Messages: 751
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Posté le: Lun Juin, 2008 7:49 am Sujet du message: Que veut dire : "se reconnaître" ? |
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p.s. ah, je précise bien sûr que ce "manque" est bien plus que l'histoire de cul des psy. _________________ Le malheur de l'incarnation, c'est que c'est une tentative gauche et conditionnée de désincarnation. |
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Lai
Inscrit le: 05 Jan 2006 Messages: 853
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Posté le: Lun Juin, 2008 7:14 pm Sujet du message: |
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Orni tu me fais penser à une histoire Zen , celle de l'élève qui interroge son maitre muet sur l'être du vase là posé sur la table
Il n'en obtient que silence du maitre concentré dans sa méditation
Et le voilà de reposer maintes fois la même question et d'en obtenir aucun écho
Soudain le maitre se lève et sors tandis qu'un pan de sa robe involontairement fait tomber le vase qui se brise en mille morceaux sur le sol alors que le maitre passe la porte, l'élève à soudain le Satori, l'illumination sur le sens de sa question
J'ai souvent l'impression quand on parle de ce thème ( il n'y en a qu'un en réalité qui insiste dans chaque existence, une question au sens de la torture du terme et qui est nous même ) c'est que tu n'envisages pas l'au-delà de la question, c'est à dire la transformation en acte de ce qui alors n'est plus su mais simplement éprouvé sans s'y arrêter
Toute question renvoie à la question , le geste lui, éprouve l'au delà de la deuxième dimension, pour entrer dans l'univers abyssal de l'être là , la troisième dimension et les autres dimensions
L'intertexte et les renvois ouvre le livre sur la vie, le vécu , le non conçu
ou plutôt le temporairement clos pour goûter le monde
Ta question renvoie à du vécu comme tu dis éventuellement une ou des blessures, et un besoin de com-prendre càd de prendre avec soi, d'emporter en soi audelà de soi une destinée ....
J'adore les abeilles , elles tournent en 8 pour indiquer la direction et la qualité du pollen à qui veut entendre ; 8 le signe de l'infini !
Le sujet n'est pas don dans sa substance , le sujet n'existe pas en dehors de son acte à être Qu'il s'interroge , ce sujet, et voilà une partie bien infime de son être au monde
Le même sujet va faire des courses, se souvient de son amour d'enfance et récite un poème , il s'engueule avec un voisin et parfois s'avachit devant une connerie télévisée accompagné d'un superbe plat de chips
Le sujet dans sa fuite est aussi le sujet ........
Tu veux le concevoir et il t'échappe car toute conception est un piège à con que tu connais bien ..............;
Question ? Peux tu accepter de renoncer à vouloir penser le sujet ?
Ce renoncement est-il possible ? Pourquoi croire qu'aucun savoir sur le sujet te rendra la vie différente ou plus facile?
C'est un leurre je crois ...........
Ne me comprends pas mal je ne veux pas renoncer à discuter l'être du sujet , mais en ce que je perçois qui te concerne , je t'entends te prendre la vitre en pleine poire et ne pas savoir accéder à de la lumière qui n'est QUE juste derrière , inaccessible ............
" Quel au-delà du sujet?"
Je voudrais citer Lacan à propos de la "psychologie des profondeurs" que serait la psychanalyse
Il n'y a pas de profondeur , dit-il, tout est en surface Et puis il a terminé sa carrière en analysant les topologies des surfaces mathématiques en rapport avec la question du sujet
IL n'y a pas de profondeur!! Comme dirait Hume nous sommes l'ensemble des flux que nous sommes et rien d'autre Il n'y a pas de sujet et de moi comme deux entités séparées L'un n'est pas l'autre , l'un est lié à l'autre
Dans une phrase que tu lis ici, la phrase fait sens à cause des césures entre les mots La césure n'a de sens que parce qu'il y a des mots Sans mots il n'y aurait pas de césure Ainsi en va le rapport du moi au sujet , l'un ne va pas sans l'autre L'un conditionne l'autre
Le pur sujet s'appelle Folie càd le trouble maximum de l'angoisse absolue de perdre son identité, de ne devenir personne d'identifiable Angoisse de dépersonnalisation cataclysmique pour un être humain !!
Le sujet ne peut exister sans son histoire corporelle, imaginaire et symbolique NOus sommes incarnés et pas ailleurs que dans cette incarnation là Ce qui implique aussi une responsabilité de son histoire ou dans son histoire
D'autre part Heidegger et puis Lacan ont parlé de la structure de l'Etre
Heidegger parle d'ouverture de l'Etre, et qui en même temps se retire
L'Etre qui se donne est ouverture mais l'Etre lui même échappe , il fuit
L'etre n'est d'autant plus là qu'il ne se voit pas Cherchez à interroger l'Etre et le voilà qu'il disparait
Il s'agit d'une sorte de principe mystique du voile et du dévoilement qui n'a que la fonctoin d'un temps , d'un acte qui l'érotise hihi
Lacan parle lui de son côté du moment pour l'interprétation, le moment subjectif où le sujet est ouvert dans le transfert Seul moment dans lequel une interprétation peut toucher le sujet
Le sujet est une fonction en nous qui s'ouvre et se referme à mesure
La fonction amoureuse est une ouverture de soi, un abandon momentané de son moi , et garant de grands échanges mais cette fonction ne dure pas le sujet se referme
Je ne crois pas que l'on puisse envisager un sujet en acte non dynamique , il n'y a pas de stase de la fonction subjective Le sujet est le mouvement et l'être qui nous anime , il est un jeu , un JE hihi !
Créatif et pourtant révélé dans son histoire , ouvert et néanmoins fermé, en partage et en repli En questionnement et en réponse etc....
Mais manger sa tartine en tapant la carte est plus subjectif et éclairant que ce "discours" sur le sujet ? non?! |
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Lai
Inscrit le: 05 Jan 2006 Messages: 853
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Posté le: Lun Juin, 2008 7:14 pm Sujet du message: |
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Orni tu me fais penser à une histoire Zen , celle de l'élève qui interroge son maitre muet sur l'être du vase là posé sur la table
Il n'en obtient que silence du maitre concentré dans sa méditation
Et le voilà de reposer maintes fois la même question et d'en obtenir aucun écho
Soudain le maitre se lève et sors tandis qu'un pan de sa robe involontairement fait tomber le vase qui se brise en mille morceaux sur le sol alors que le maitre passe la porte, l'élève à soudain le Satori, l'illumination sur le sens de sa question
J'ai souvent l'impression quand on parle de ce thème ( il n'y en a qu'un en réalité qui insiste dans chaque existence, une question au sens de la torture du terme et qui est nous même ) c'est que tu n'envisages pas l'au-delà de la question, c'est à dire la transformation en acte de ce qui alors n'est plus su mais simplement éprouvé sans s'y arrêter
Toute question renvoie à la question , le geste lui, éprouve l'au delà de la deuxième dimension, pour entrer dans l'univers abyssal de l'être là , la troisième dimension et les autres dimensions
L'intertexte et les renvois ouvre le livre sur la vie, le vécu , le non conçu
ou plutôt le temporairement clos pour goûter le monde
Ta question renvoie à du vécu comme tu dis éventuellement une ou des blessures, et un besoin de com-prendre càd de prendre avec soi, d'emporter en soi audelà de soi une destinée ....
J'adore les abeilles , elles tournent en 8 pour indiquer la direction et la qualité du pollen à qui veut entendre ; 8 le signe de l'infini !
Le sujet n'est pas don dans sa substance , le sujet n'existe pas en dehors de son acte à être Qu'il s'interroge , ce sujet, et voilà une partie bien infime de son être au monde
Le même sujet va faire des courses, se souvient de son amour d'enfance et récite un poème , il s'engueule avec un voisin et parfois s'avachit devant une connerie télévisée accompagné d'un superbe plat de chips
Le sujet dans sa fuite est aussi le sujet ........
Tu veux le concevoir et il t'échappe car toute conception est un piège à con que tu connais bien ..............;
Question ? Peux tu accepter de renoncer à vouloir penser le sujet ?
Ce renoncement est-il possible ? Pourquoi croire qu'aucun savoir sur le sujet te rendra la vie différente ou plus facile?
C'est un leurre je crois ...........
Ne me comprends pas mal je ne veux pas renoncer à discuter l'être du sujet , mais en ce que je perçois qui te concerne , je t'entends te prendre la vitre en pleine poire et ne pas savoir accéder à de la lumière qui n'est QUE juste derrière , inaccessible ............
" Quel au-delà du sujet?"
Je voudrais citer Lacan à propos de la "psychologie des profondeurs" que serait la psychanalyse
Il n'y a pas de profondeur , dit-il, tout est en surface Et puis il a terminé sa carrière en analysant les topologies des surfaces mathématiques en rapport avec la question du sujet
IL n'y a pas de profondeur!! Comme dirait Hume nous sommes l'ensemble des flux que nous sommes et rien d'autre Il n'y a pas de sujet et de moi comme deux entités séparées L'un n'est pas l'autre , l'un est lié à l'autre
Dans une phrase que tu lis ici, la phrase fait sens à cause des césures entre les mots La césure n'a de sens que parce qu'il y a des mots Sans mots il n'y aurait pas de césure Ainsi en va le rapport du moi au sujet , l'un ne va pas sans l'autre L'un conditionne l'autre
Le pur sujet s'appelle Folie càd le trouble maximum de l'angoisse absolue de perdre son identité, de ne devenir personne d'identifiable Angoisse de dépersonnalisation cataclysmique pour un être humain !!
Le sujet ne peut exister sans son histoire corporelle, imaginaire et symbolique NOus sommes incarnés et pas ailleurs que dans cette incarnation là Ce qui implique aussi une responsabilité de son histoire ou dans son histoire
D'autre part Heidegger et puis Lacan ont parlé de la structure de l'Etre
Heidegger parle d'ouverture de l'Etre, et qui en même temps se retire
L'Etre qui se donne est ouverture mais l'Etre lui même échappe , il fuit
L'etre n'est d'autant plus là qu'il ne se voit pas Cherchez à interroger l'Etre et le voilà qu'il disparait
Il s'agit d'une sorte de principe mystique du voile et du dévoilement qui n'a que la fonctoin d'un temps , d'un acte qui l'érotise hihi
Lacan parle lui de son côté du moment pour l'interprétation, le moment subjectif où le sujet est ouvert dans le transfert Seul moment dans lequel une interprétation peut toucher le sujet
Le sujet est une fonction en nous qui s'ouvre et se referme à mesure
La fonction amoureuse est une ouverture de soi, un abandon momentané de son moi , et garant de grands échanges mais cette fonction ne dure pas le sujet se referme
Je ne crois pas que l'on puisse envisager un sujet en acte non dynamique , il n'y a pas de stase de la fonction subjective Le sujet est le mouvement et l'être qui nous anime , il est un jeu , un JE hihi !
Créatif et pourtant révélé dans son histoire , ouvert et néanmoins fermé, en partage et en repli En questionnement et en réponse etc....
Mais manger sa tartine en tapant la carte est plus subjectif et éclairant que ce "discours" sur le sujet ? non?! |
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orni
Inscrit le: 14 Avr 2006 Messages: 751
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Posté le: Mar Juin, 2008 7:08 pm Sujet du message: Que veut dire : "se reconnaître" ? |
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" Question ? Peux tu accepter de renoncer à vouloir penser le sujet ?
Ce renoncement est-il possible ? Pourquoi croire qu'aucun savoir sur le sujet te rendra la vie différente ou plus facile?
C'est un leurre je crois "
Hmmh seul le sujet peut penser le sujet (devenu alors objet de pensée). C'est sans issue Lai.
Et aucun savoir ? ? ?
Quel est le sujet dont tu parles...?
Pour moi, c'est une pensée comme une autre. Et "la transformation en acte de ce qui alors n'est plus su mais simplement éprouvé sans s'y arrêter " c'est toujours soit de la connaissance et un sujet connaisseur, soit RIEN dont on puisse parler ou connaître. Si c'est "éprouvé", c'est reconnu. Rien de neuf.
Je pense que ce qui fait problème, c'est que tu ne crois pas que le sujet est le produit de l'objet, le penseur, le produit de la pensée, l'acteur, le produit de l'idée.
Si on dit "tu" ou "toi" à un bébé de 6 mois, c'est comme de ne rien dire (au niveau du sens). Si on lui montre son visage dans un miroir. Il n'y a pas de "son visage".
Je ne suggère pas une régression à cet âge ni un idéal, je fais état de la situation originelle.
Je suggère simplement que toute cette histoire de sens (éprouvé, acté en conscience etc) est un système fermé sur lui-même.
Toute tentative pour le modifier ou en sortir fait partie du système puisque cela s'appuie sur la connaissance initiale .
Aussi , je ne cherche ni à savoir, ni à comprendre ce système. C'est à l'observer et à le décrire sans m'y IDENTIFIER que je m'occupe. (D'où les complications et les évolutions hi hi)
" la phrase fait sens à cause des césures entre les mots "
Oui et non. Entre les mots, peut-être, y a-t-il une absence de pensée ou de sujet. Personne pour le constater.
Plus sûrement, la phrase fait sens à cause des verbes (ou des qualificatifs) entre les concepts. C'est ce qui crée le mouvement, les rapports, les problèmes. (Imagine : que des concepts !! Non-sens)
Et justement, ces verbes, ces qualificatifs sont le problème, la question, le doute introduits par nous. Hé hé. Longue histoire. _________________ Le malheur de l'incarnation, c'est que c'est une tentative gauche et conditionnée de désincarnation. |
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Lai
Inscrit le: 05 Jan 2006 Messages: 853
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Posté le: Mar Juin, 2008 8:41 pm Sujet du message: |
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J'oubliais le fading du sujet chez toi je crois que c'est inextricable coco (hihi) faut essayer le tricot peut être surprendra tu ta main en train de tricoter ou dieu sait quel calcul de l'ensemble des interactions de l'histoire de l'univers poussera la laine à s'emmailler sur ton aiguille .............. disons peut-être
Tu ne lâches pas facilement le morceau toi hein
Bon ben si celà ne nous pousse pas à nous crêper le chignon en mayonnaise c'est que tout va bien
Il faut de tout pour faire un monde et bienvenue aux clubs des monades qui essayent de communiquer au gré du hasard de leurs pseudopodes érectiles hihi |
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orni
Inscrit le: 14 Avr 2006 Messages: 751
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Posté le: Mer Juin, 2008 9:32 am Sujet du message: Que veut dire : "se reconnaître" ? |
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" Bon ben si celà ne nous pousse pas à nous crêper le chignon en mayonnaise c'est que tout va bien " De mon côté, ça ne risque pas.
Bon, pour faire passer la déception, voilà un petit conte (avec mes mots) et une histoire vraie. Ca a un rapport indirect avec le thème.
Il était une fois un enfant qui causait beaucoup de soucis à ses parents.
Désobéissant, querelleur, malpoli, irrespectueux. Les autres enfants et les adultes s'en plaignaient sans cesse.
Un jour son père le prend entre quatre yeux. Il lui dit : tu vois ce portail en bois, chaque fois que tu feras du tort à quelqu'un, tu y planteras un clou. J'y veillerai.
L'enfant ne s'en inquiéta pas, il continua à mal se conduire et prenait comme un jeu de planter les clous. Au bout d'un moment, le nombre finit par l'impressionner, lui causer du souci.
Il s'amenda. Il plantait de moins en moins de clous. Jusqu'au moment où il cessa de faire du mal aux gens.
Alors se père le prit de nouveau entre quatre yeux; Il lui dit : chaque fois que tu rendras service, que tu feras une bonne action, que tu feras du bien, tu arracheras un clou.
Et c'est ce que l'enfant fit. Un jour, il n'y eut plus un seul clou dans le portail.
Mais l'enfant n'était pas satisfait. Il alla trouver son père. Il lui dit : mais comment va-t-on enlever tous ces trous dans le portail ?
Et son père lui répondit : ils ne s'effaceront jamais. Et il en est de même avec les personnes que l'on blesse.
C'est un peu culpabilisant et moralisant, mais c'est original.
Alors le contrepoint..Je suis divorcé. Mon fils ainé m'a raconté (lors de nos discussions sérieuses) que lorsque mon ex et moi nous querellions, discutions avec âpreté, (il avait dépassé l'âge de raison) il écoutait les arguments des deux partis, les jaugeaient. Prenait dans les uns et dans les autres. Et que ça lui avait donné une certaine indépendance et une certaine ouverture d'esprit.
On peut imaginer ce que donne un conditionnement solide, à sens unique.
(Imagine s'il était possible : tous les clous pour faire un seul trou !!!)
Ce qui est valable pour la constitution de la personnalité générale d'une personne (elle peut être le pur produit de ce lavage de cerveau) est valable pour chaque événement, chaque chose de la vie. Les petits ruisseaux font les grandes rivières.
En passant, Elizabeth Badinter a écrit un livre sur l'éducation de L'infant de Parme (par les philosophes du XVII, Condillac surtout). Et l'échec.
Je parierais ma chemise que ce conditionnement n'a pas réussi parce qu'il a manqué les sentiments, l'affectivité, les CROYANCES ad hoc. Ce sont les facteurs essentiels du conditionnement.
Se reconnaître ? C'est la manifestation d'une croyance forte. C'est une liaison forte entre l'objet (un objet très humain) et le sujet suscité.
Nous sommes dans chacune de nos connaissances ou pensées. Nous sommes dans le mur le plus insipide, le rocher le plus anodin. Parce que toute connaissance est en fonction de nous, à notre usage, à notre goût, à notre désir. Cette connaissance donc nous inclut, nous désigne un rôle. Tic-tac. Malheureusement, cette connaissance n'est pas la nôtre. C'est une croyance dans la vérité de ce qu'on nous a appris.
Adhérer à cette connaissance (l'arbre est comme ceci cela sert à ça etc), c'est adhérer au rôle qu'elle nous attribue. Forcément. C'est être ce rôle.
Quant à l'objectivité, le fait de croire en la réalité des choses (ce que nous faisons tous avec le monde) C'est seulement la preuve que l'on s'est identifié au sujet suscité par l'objet. _________________ Le malheur de l'incarnation, c'est que c'est une tentative gauche et conditionnée de désincarnation. |
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orni
Inscrit le: 14 Avr 2006 Messages: 751
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Posté le: Mer Juin, 2008 9:52 am Sujet du message: Que veut dire : "se reconnaître" ? |
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Moralité pour une éducation épanouissante...entre autres :
Surtout pas envelopper (enfermer) l'enfant dans une relation privilégiée avec ses parents. Le mettre au contact de gens divers et sympas et intelligents.
L'impliquer dans la découverte et la compréhension du monde et de la vie. Ne pas lui apporter de solutions toute faites. (même morales)
A la place des jouets : les merveilles de la nature. _________________ Le malheur de l'incarnation, c'est que c'est une tentative gauche et conditionnée de désincarnation. |
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