| Voir le sujet précédent :: Voir le sujet suivant |
| Auteur |
Message |
D.Martz
Inscrit le: 05 Jan 2005 Messages: 224
|
Posté le: Ven Juin, 2008 3:05 pm Sujet du message: LES GRANDES SURFACES ET NOS PARADIS.. |
|
|
par Christian Noorbergen, philosophe
Des millénaires d’illusions, de croyances fabriquées et d’affreux conflits inutiles, enfin effacés de notre mental. Les grandes surfaces sont notre paradis, à portée de regard et de porte-monnaie ! Pas même, l’entrée est gratuite pour tous, chômeurs et milliardaires compris...
La suite sur : http://www.cyberphilo.org/ |
|
| Revenir en haut |
|
 |
Banc publique

Inscrit le: 30 Avr 2008 Messages: 283
|
Posté le: Sam Juin, 2008 12:24 am Sujet du message: |
|
|
Par ailleurs dans votre article "Un homme seul est toujours de mauvaise compagnie" Paul Valéry, sur votre blog a attiré mon attention, il est terriblement vrai.
| Citation: | Au début de « la Nausée » de Sartre, Antoine Roquentin note qu’à force de refuser le contact des autres, il sent qu'il perd son éloquence. Certes, il continue à écrire mais l’écriture est parole différée, parole gelée, communication altérée par l'absence : celui qui lira n’est pas présent au moment de l'écriture et celui qui écrit ne sera plus présent au moment de la lecture. Aucun échange direct (du tac au tac) n’est possible ; l'esprit d'à propos, la vivacité mentale ne se développent qu’au contact immédiat des hommes. À mesure qu’Antoine Roquentin s'enferme dans son malaise existentiel, il sent qu'il perd l'usage « babil » de la parole « il ne saurait plus raconter des histoires... se raconter… » ; il semble qu'il se perde.
Michel Tournier dans « Vendredi ou les limbes du Pacifique », va plus loin dans l’analyse des effets régressifs impliqués par le prolongement de la solitude. Il montre comment s’opère un rétrécissement du champ de conscience : la pensée sans l’intervention d’autrui devient « mono thématique » ; c’est ainsi que Robinson, obsédé par l’idée de construire un bateau, omet de s’interroger sur les moyens d’assurer sa mise à flots. L’absence d’autrui enfermant l’individu dans sa propre conscience induit des confusions entre le rêve et la réalité. La folie menace : Robinson aperçoit sur un bateau longeant la côte une jeune fille qu’il identifie plus tard comme étant sa sœur morte il y a vingt ans. L’absence d’échange verbal produit non seulement un appauvrissement du vocabulaire mais aussi une perte de la capacité d’abstraction faute d’avoir le point de vue des autres.
|
Pour en revenir à ce topic, je pense que le mal de notre époque reflète la maladie d'Alzeimer, la perte de la mémoire à long mais pire, à court terme. Une mécanique qui si on y pense est complètement humaine, en réalité. L'être humain depuis l'aube n'a jamais cessé d'être ce qu'il a toujours été, humain. L'homme n'a jamais cessé de savoir que ce qu'il raconte ne sont que des histoires. Mais il le fait avec des moyens plus développés, des outils qui conditionnent le comportement. Là où les traditions d'antant rapprochaient les êtres humains à travers leurs croyances, aujourd'hui les croyances concernent les nécessités de la vie quotidienne. On considère même la communication et les moyens pour y parvenir dont l'accès à internet comme un élément plus que culture, c'est un impératif vital pour le développement de la personne au sein du monde d'aujourd'hui. Là où du monde crève encore pour des enjeux reflétant la nature humaine la plus profonde. _________________ Les femmes ne m'étonnent plus...
La brute, 3 combats/jour = 3 mn maxi, entrez dans l'arène http://thyd.labrute.fr
muzzzic : http://www.deezer.com/track/356282 |
|
| Revenir en haut |
|
 |
|
|
Vous ne pouvez pas poster de nouveaux sujets dans ce forum Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum Vous ne pouvez pas éditer vos messages dans ce forum Vous ne pouvez pas supprimer vos messages dans ce forum Vous ne pouvez pas voter dans les sondages de ce forum
|
|