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ThY'D

Inscrit le: 10 Mar 2005 Messages: 4335
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Posté le: Mer Mar, 2006 11:03 am Sujet du message: |
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Les esprits qui se moquent ne choquent que les oeufs. Ce n'est pas grave, les coquilles dures ne m'intêressent pas. Toi, ne cherche pas, tout est déjà là. Trouve ce que tu vois, c'est en ce sens que déjà, tu étais là. Le jaune coule, ça s'en va mais le vide reste ; reste jusqu'à cesser l'apnée et puis reprendre le temps. Ce n'est pas vide, c'est de l'air... c'est pour cela que tu peux rester ou partir, être comme tu es, maintenant que je respire. _________________ "Parlez doucement quand vous criez et insultez mais dans le respect. Merci." |
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ThY'D

Inscrit le: 10 Mar 2005 Messages: 4335
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Posté le: Sam Mar, 2006 11:49 pm Sujet du message: |
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Ta langue écoule les mots sur la mienne,
l'écriture est un long baiser comme celui que tu m'as donné.
"Si, je vous comprends" et moi alors... je vous comprends aussi. Le fond du message dans tout ça, c'est que nous sommes en mesure de nous comprendre. Aujourd'hui je n'éprouve plus d'attache envers quiconque, je suis libre. Je suis sensible à la bienveillance comme à la malveillance et je laisse passer seulement le meilleur. Je suis intransigeant face à la connerie et celui qui dicte ou veut dominer, je l'ignore. Plus aucune menace ne peut m'atteindre et mon sourire et mon silence sont au mieux la réponse à donner. Certes, des cons en quête de carrière, des nombrils de géants greffés sur personne, j'en croiserai encore dans le cours de la marche prochaine. Cependant, ma réponse est radicale, c'est la porte que je prends dorénavant, face à ce type de personne. Tant mieux pour elle car elle participe à faire baisser une courbe d'illusion, en décalage total avec la réalité, mais tant mieux pour elle car elle pourra évoluer dans sa carrière. Je ne parle pas du travail social mais d'agents dans le secteur privé, et je ne généralise pas tenant compte qu'il s'agit de problématiques personnelles (plus qu'individuelles)... c'est pourquoi pour moi autonomie se redéfinit non pas uniquement sur le plan de vivre avec ses propres lois mais de former sa propre éthique, quelque soit le secteur "qui nous fait" vivre...
Enfin, sache que malgré ce qui s'en dit dans ton milieu, tu n'es pas une fonction, tu es quelqu'un avant tout, avec la possibilité de faire évoluer ta fonction. Assimiler personne et fonction c'est nier la possibilité de faire évoluer sa pratique professionnelle. C'est dépendre des décideurs qui, eux, ne sont pas directement exposé face à la réalité des êtres. Là encore, je pense que tu comprends. Que faut-il faire ? Je pense que tu sais et que tu en parles déjà. Je crois que tu reconnais tes limites et que tu es présente juste lorsqu'il le faut. Je sais que ce n'est pas suffisant et qu'il faut donner non pas la parole, mais la confiance et toi tu n'y peux rien là où tu es dans cette politique locale. Tu es une professionnelle, non pas par vocation, non pas dans engagement aveugle, je sais très bien ce que ça représente. Tout le monde devient professionnel de sa vie. La dernière fois, au dernier regard, tu sortais d'un entretien, tu avais l'air "épuisée", et j'ai ressenti une grande passion chez toi. Un certain désolement aussi à mon encontre. Un désolement que je comprends, que j'ai dépassé. _________________ "Parlez doucement quand vous criez et insultez mais dans le respect. Merci." |
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ThY'D

Inscrit le: 10 Mar 2005 Messages: 4335
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Posté le: Dim Mar, 2006 12:56 am Sujet du message: |
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Les vagues remuent comme tes reins,
ces petites reines servies entre mes mains,
des frises en peine vives de tout et puis rien,
elles foncent et creusent mes rimes absentes.
Les vagues vaguent sur le bleu du grain,
ces suites saignent au bout des poils fins,
des mises en reine ivres de border à plein,
elles m'élancent et crèvent la brume atteinte. _________________ "Parlez doucement quand vous criez et insultez mais dans le respect. Merci." |
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ThY'D

Inscrit le: 10 Mar 2005 Messages: 4335
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Posté le: Lun Mar, 2006 10:50 pm Sujet du message: |
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Bleu comme de l'air
écrit à la bouche
sur ta peau lumineuse
rend un ciel offert
un aller sans touches
dans ton eau clapoteuse
pour la terre à la mer
un piano vague sans creux
des notes sur du bleu
Bleu comme un air _________________ "Parlez doucement quand vous criez et insultez mais dans le respect. Merci." |
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ThY'D

Inscrit le: 10 Mar 2005 Messages: 4335
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Posté le: Lun Mar, 2006 11:30 pm Sujet du message: |
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Pour toi Karen, particulièrement, avec toute mon Amitié sincère que je te porte et mon amour, encore, reste pour toi.
Autant dur que soi vers l'autre, autant dur que l'autre vers soi.
Oui, laisser connaître, se laisser défaire le monde pour prendre forme. Briser le cristal pour créer ses modèles, ses objets, sa propre condition.
Tuer (symboliquement) la société pour la recomposer à soi, ça va dans les deux sens. C'est l'adapter, c'est s'adapter. Un juste non tout au milieu, entre deux pôles. La liberté de la dépossession, l'humain tel qu'il est, apprendre à trouver les vertus de la vie, celle qui nous formule. Puis la possession sociale, les territoires qui s'articulent en bouche pour trouver les vertus d'une société, celle que nous formulons. Les étoiles dépendent d'un système, elles conditionnent bien la vie de leur propre système et des astres qui se composent. Chaude étoile et planète embrassée connaîtront la vie ensemble. Cette vie si fragile et miraculée. Dommage que la violence soit de la haine chez l'être pensant. Oui, dommage. La brutalité de l'univers a permis la fusion de la matière pour créer l'âme que nous sommes. L'âme morcelée en autant de morceaux que nos Corps permettent de croître, pour croire en Soi. Il faut trouver le cru du corps, le creux de la matière pour pénétrer tous les sens. Trouver l'esprit dans l'objet, devenir le sculpteur des réalités. Toutes ces réalités que la raison nous donne, il faut rendre la raison à notre existence. Chacun oublie en nos jours errés que les étoiles, ensemble, sont galactiques. Que ces galaxies ne seraient rien sans la crevasse d'un univers, sans la cruauté des silences.
C'est un peu ma façon de poser ces mots, là, à la lecture des tiens "Etoiles"...
Thierry." _________________ "Parlez doucement quand vous criez et insultez mais dans le respect. Merci." |
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ThY'D

Inscrit le: 10 Mar 2005 Messages: 4335
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Posté le: Lun Mar, 2006 11:59 pm Sujet du message: |
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Ton visage est une nature
ne le masque pas
même si tu es une peinture
ta beauté est une naissance
sans besoin d'en ajouter
la vie et toi vous êtes belles _________________ "Parlez doucement quand vous criez et insultez mais dans le respect. Merci." |
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ThY'D

Inscrit le: 10 Mar 2005 Messages: 4335
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Posté le: Mar Mar, 2006 3:48 am Sujet du message: |
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Un air de poussière
vague dans l'atmosphère
ondule dans la beauté
haut le vol plané
le mouvement d'une sirène
verse les nuages crèmes
l'instant boit le reflet
d'une île dans mon café _________________ "Parlez doucement quand vous criez et insultez mais dans le respect. Merci." |
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ThY'D

Inscrit le: 10 Mar 2005 Messages: 4335
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Posté le: Sam Mar, 2006 12:03 am Sujet du message: |
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A tout qui voue la force de vous aimer
comme rien ne vouvoie votre beauté
lorsque vous me dites votre émoi
que ma première lettre vous a porté
lorsque vous me dites votre pas
d'hésiter en votre voix à m'apporter
comme l'être en vous porte la bonté
autant que le vent m'emporte à tout va
A tout et vous seule peut vous aider
à m'écrire jusqu'à trouver le ton entier
celui que vous n'osez pas me dire tout bas
que mes voeux vous disaient sans parler
lorsque vous me dites sans un pas
me comprendre alors rien n'est panné
comme être au monde avec entièreté
autant que le temps compte à bouts de voix
A vous _________________ "Parlez doucement quand vous criez et insultez mais dans le respect. Merci." |
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ThY'D

Inscrit le: 10 Mar 2005 Messages: 4335
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Posté le: Sam Mar, 2006 11:53 am Sujet du message: |
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Vous le savez,
cela fait si de temps et fa de vent que je cherche à ne rien aller comme pour prendre ce qui ne se trouve pas. Je signe là par tant de foi que vous et moi n'irons dans le jamais. Toujours hauts les temps, le tremblement tellurique découvre une autre lave. Elle court sous une croute épaisse. Elle m'arrache de vous, moi qui ne suis plus dans mon attente. Vous savez comme l'écriture me permet d'être plus qu'un suicide. Si plus rien ne me tenait en dehors des relations humaines, je serais parti. Cela me parle ainsi que la relation n'est pas ce qui nous tient à la vie parce que j'ai à faire. Quelque chose me tient, c'est de vivre l'émotion et de partager ce qui me tente. Aussi, (ré)intégrer ce qui pourtant autrefois me paraissait évident chez l'autre, même si je n'ai pu véritablement composer une entente avec les autres. Ces autres qui forment un autre maintenant. Oh tout ça pour noter que vous voir c'est vous aimer, mais l'amoureux ne vous voit plus. Plus depuis qu'il dort. Il rêve en ce moment. Il rêve comme je vous l'ai écris d'un réveil volcanique, une vie sur une île où pour la rejoindre le bateau n'y mène pas. Ce n'est qu'un rêve pour le moment, une douce échappée dans l'image intérieure. Une autre femme. Elle est belle aussi décidément et moi n'y peut grand-chose, je la regarde. Et je vois. Elle court sous une croute comme une lave plongeante sous les eaux pour étendre son île. Son monde intérieur reste à l'intérieur. Comme j'aimerais y glisser une fleur pour l'ouvrir et contempler son coeur. _________________ "Parlez doucement quand vous criez et insultez mais dans le respect. Merci." |
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ThY'D

Inscrit le: 10 Mar 2005 Messages: 4335
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Posté le: Dim Mai, 2006 5:54 pm Sujet du message: |
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Murmurer à mon oreille, c'est apprendre à entendre l'enfant qui pleure, c'est aussi vouloir voir l'adulte exister en dedans de sa folie... pour (m') en sortir. Murmurer à mon oreille, c'est m'investir, donc aimer sans craindre ma vie. Pour guérir non pas l'être, mais l'autre ; c'est en ce sens que j'aimerais aussi guérir le (soi)gnant du mal qui prend racine lorsqu'on ne voit que l'amoralité du genre humain dans sa nature la plus crue.
A Karen... _________________ "Parlez doucement quand vous criez et insultez mais dans le respect. Merci." |
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ThY'D

Inscrit le: 10 Mar 2005 Messages: 4335
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Posté le: Mer Juil, 2006 1:28 pm Sujet du message: |
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Lettre du mardi 11 juillet 2006, non expédiée.
Mademoiselle L N,
Pour vous, quelques nouvelles de moi suite à ces mois passés sans nullement que vous ne preniez plus aucun brin pour me lire. Au regret de n'avoir pu au plus juste vous informer, si ce n'est précision de ma conscience propre à ne plus vous déranger, certes, mais quelques lettres ne voudraient pas vous porter à tort ni crainte. En terme évident, j'ai changé.
Plus de recul pour ne faire que vous informer de ma situation la plus présente, et de mon engagement à agir. Comprenez mon approche vers vous, avant mon hospitalisation, comprenez mes lettres et même ma déclaration comme étant le fruit d'une recherche, celle de la liberté. Un mot bien vague, qui ne veut rien dire si ce n'est que cette dite liberté est le vécu d'un tout constitué de sentiments, avant tout. Le sentiment d'être libre... celui d'être vivant et de ne rien devoir à quiconque, surtout pas à ceux qui me refusaient le droit d'être formé dans tel ou tel domaine pour accéder au monde du travail. Accéder au monde en tant qu'être social. Je m'en sors. Je m'y emploie.
Aujourd'hui, pensez à vous comme cela vient ne m'échappe plus, si vous l'entendez, de mes grands rêves. Je suis serein, je suis en corps, je suis en moi. Lorsque je pense à vous, c'est un bien-être, ce n'est plus douloureux puisque, sachant m'en défaire, je m'en suis remis. Non pas d'avoir mal vécu l'impossibilité de mieux nous connaître, mais le fait de n'avoir pu endurer pleinement votre fuite : com-prise en son entièreté. J'ai vécu l'instant en tout conscience, à vrai dire, je m'en rendais compte à chaque souffle. Oui, je m'en rendais compte. Tout comme je fus en tout points acquis de votre gêne réelle lorsque je viens à la circo. Vous me dites bonjour, mais n'osez pas passer à nouveau, comme si je n'étais plus qu'un mal, une pathologie vivante. Alors que j'endure et travaille au mieux la pathologie familiale, pour retrouver la voix - la voie aussi. Je comprends mieux vos peurs quand j'annonce ne pas être «dangereux», en tout cas ne portant pas à n'agir uniquement dans l'urgence à mon encontre, si ce n'est qu'il faille attendre - malheureusement - l'urgence pour agir. Une urgence dit comme telle qui rassure. Je ne porte plus en tout cas les fautes de ce pourquoi mon intégration sociale échoua. Je sais seulement avoir travaillé pour progresser. De toute façon, vous en savez autant, si ce n'est davantage que moi en la matière. Un peu comme les personnes homosexuelles qui doivent être «plus blanches que blanc» pour prouver leur pleine existence, il en va ainsi pour les personnes atteintes de «troubles psychiques», terme remplaçant à des fins non stigmatisantes celui de «maladie mentale». Mais on me le rappelle quand même de temps en temps, comme la fois où je me suis rendu pour signer le dernier contrat d'insertion. Cependant, permettez-moi de vous partager le fait que ce soit moins simple que cela. On ne nait pas «malade mental». Le fait d'entrer dans la négation, c'est un conditionnement long et martelant jusqu'à l'état chronique et durable. Et vous transmettre au plus proche mes pensées serait prendre plus de temps à vous écrire. Sachez enfin que je suis conscient de coûter très cher, en ce moment. Quelque part, je ne le vole pas. On me le doit bien, ne croyez-vous pas ? Et puis, j'ai envie de m'en sortir. Quand je prends connaissance des réflexions de gens qui n'ont pas connu cette «misère» de l'existence à être refoulé de partout, dans sa recherche de formation et d'emploi, avant le RMI (étape déstructurante importante), cela m'effraie. Comme si vivre ainsi serait un confort, comme si ne pas travailler c'est profiter, comme si ne rien faire est reposant. L'inactivité, c'est au contraire fort épuisant pour le psychisme et le corps. Et puis, vivre cette vie depuis des années sans même ne pouvoir être assez «homme» aux yeux d'une personne avec qui partager tout ce quoi un être humain aspire, je vous le dis, ça n'a rien d'enviable. C'est la merde, c'est être réduit à un état qui se veut être simplifié à l'extrême par ces puristes qui pensent : les inutiles, les incapables, les étrons : au four ! Vous voyez, tout ceci faisait parti de ma souffrance. Je devenais cet état, celui d'être un état paumé dans un Etat perdu. Et puis, j'ai peut-être quelques ressources, mais ne vous y leurrez pas, je suis faible. Cependant, j'apprends à en être fort de mes faiblesses. J'ose vous écouter et même vous entendre lorsque vous me partager sans même me connaître cette sûreté que je sois intelligent. En fait, peut-être êtes-vous la première personne à mon encontre à penser ce que vous dites. J'ose y croire. «Je me lance» à le saisir, en tout cas.
Cette lettre - en dehors du fait que le besoin s'en faisait sentir de vous emmener dans les mots - est peut-être une demande. J'ai perçu la dernière fois votre malaise, enfin votre gêne plutôt, et cela m'a affecté sur le coup. Ensuite, j'ai pu mieux raisonner la nécessité vôtre de ne plus du tout souhaiter m'approcher. Vous remerciant fort bien de ne pas vous planquer derrière vos collègues en ma présence, de ne pas écouter cette bêtise. Sachez quand même que mes troubles ne relèvent pas de la psychopathie, d'une part, et d'autre part que vous pouvez me croiser sans danger et même me serrer la main sans courir. J'espère de tout coeur ne pas vous avoir trop ébranler, trop destabilisé dans votre vie. Il y a des rencontres parfois si puissantes et pleines de douceur qu'elles en deviennent non-souhaitables pour l'autre. Je regrette faire parti de ces rencontres non-souhaitées mais je l'accepte plutôt très bien. J'arrive à nouveau à m'imaginer batifoler. Le principe de plaisir revient. Celui de la réalité, je ne le nie aucunement, au contraire ; sans pouvoir maintenant mieux vous l'expliquer, j'étais «dans la matière», LA réalité plus que vous ne pouvez vous-même y songer autrement que par le fait d'y être fixé, lorsqu'on n'a «plus le choix» (face à une menace procédurière et administrative, par exemple). Cette hospitalisation nécessiteuse n'était que due à ma volonté de vouloir trouver un dialogue. L'hospitalisation est trop radicale mais toutefois, cela me permet d'être face à l'Autre tel qu'il est. Face à qui il est et ce qu'il est. Être matière, être sous-vide.
Je n'étais pas dépersonnalisé, mais en perte de pensée plus que de conscience. Il me faut me personnifier, et c'est mon travail présent. Je suis pleinement en mesure de ressentir ce que l'Autre éprouve. Cependant, il m'a fallu beaucoup de temps pour que l'Autre puisse enfin se mettre à ma place. Pour percevoir que ma lucidité à ressentir le monde est bonne, non erronée. Preuve en est, je vous connais à présent bien mieux et pourtant on ne s'est que peu vu. Le pourquoi du comment, je ne cherche même pas à savoir. Je n'explique rien et cela ne sert même à rien que de vouloir absolument tout raisonner. Je fais beaucoup plus confiance maintenant en ma part inconsciente. Elle me sert énormément. Je suis plus proche de mes rêves. Mon cerveau se restructure naturellement, même si ça prend un peu plus de temps. Heureusement, avant mon H.P., que j'ai lu certaines choses sur la politique de la santé. Heureusement.
Je me suis réellement protégé contre «ce qui doit», sinon mon corps lui même ne serait plus le même ; je veux dire, le prix à payer pour être un Autre que ce quoi l'autre ne m'acceptait pas, était certainement trop cher. Sachant être conscient et surtout sachant subir les effets pervers d'un dispositif absurde, il me fallait être très présent pour choisir le refu, sans toutefois nier ma réalité. Un grand effort, mais qui commence à porter ses fruits. Non seulement je ne prends aucune chimio, mais en plus je me sens allé vers la capacité à reprendre ma vie en mains. C'est moins évident, du côté de ma mère, mais il y a des détails que nous ignorez, et je préfère les taire parce que notre lien à nous n'y tient pas.
Ceci pour, en définitif, conduire ma vie... j'y crois mieux parce que j'ai choisi un parcours de vie qui me correspond. Donc, une volonté à trouver ma formation existentielle et formuler au mieux ma profession. Parce que j'y compte bien à m'établir (non pas dans «la norme», Karen, tel que vous pourriez le penser à mon égard) mais dans vie, dans la durée. La vie individuelle devient elle aussi une existence à développement durable. C'est un message que j'aimerais fort et qui indique aussi autre chose que de porter de l'importance uniquement «aux choses», et non aux êtres, aux Autres - entendez Autres/différences.
Mais si vous saviez comme je souris, si vous m'entendiez vous parler, vous useriez à nouveau avec moi de votre bon humour, de votre sourire, de ce regard qui est le vôtre. J'y pense, on a jamais parlé ensemble, finalement. Voulez-vous bien saluer Mme A, s'il vous plaît ? Je lui suis plein de reconnaissance, en si peu elle m'a apporté beaucoup et je pense régulièrement à cette personne.
M'écri riez-vous ?
Toutes mes Amitiés,
ThY'D. _________________ "Parlez doucement quand vous criez et insultez mais dans le respect. Merci." |
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ThY'D

Inscrit le: 10 Mar 2005 Messages: 4335
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Posté le: Dim Aoû, 2006 5:47 pm Sujet du message: |
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Ca ne sert peut être à rien, qu'en sais-je... je vous fais part d'une lettre passée de peut-être un an... j'ignore sa date précise. C'était avant mon hospitalisation sous contraintes. Je ne vous ai jamais envoyé cette lettre.
Mademoiselle...,
Je suis allé au bout de mes mauvaises pensées, et même si cela me portera à en subir les conséquences, ce n'est pas grave. Ce n'est pas à la professionnelle que j'écris cette lettre. Je souhaite simplement vous informer. Je me rends pour suivre un suivi médical. Il s'agit surtout de parler dans un but constructif. Ce n'est pas simple lorsqu'un être qui veut vivre lutte contre lui même. Une perte d'énergie en permanence.
Ces derniers temps, je me sens mieux. Il me faut vous partager à quel point je me sentais bien en votre présence, et même si vous m'intimidez un peu. Ca ne sert à rien en moi de tourner de multiples questions, vous m'avez saisi le coeur. Je le pose entre vos mains. Ne lisez pas là une dépendance de ma personne à vous-même, ce n'est pas le but. Je vais profiter de mon mieux être pour «me lancer» comme vous me l'avez dit, c'est à dire aller au bout de mes rêves et je travaille beaucoup pour cela. Je sais ce que j'ai à faire.
Comment vous expliquer à quel point vous êtes encore présente. J'aimerais beaucoup vous écrire de jolis mots, mais j'ai compris que le plus important se trouve à les vivre.
Peut-être me trompè-je... mais c'était si intense que j'ignore comment faire pour m'exprimer dans ces moments. Si vous souhaitez me répondre, m'écrire, faire connaissance au fil du temps. Je ne parle pas d'une liaison mais d'une simple relation, on pourrait correspondre si vous voulez. Je vous ai beaucoup écris sur le «XXX», sous le pseudo XXX. Ce n'est pas forcément ma meilleure part qui s'exprimait, mais je suis quelqu'un qui suis attaché à observer ses propres défauts, ses failles, ses faiblesses. Je comprends mieux la nécessité de changer, de lâcher le passé. J'aimerais tellement vous partager le meilleur de moi-même.
.... _________________ "Parlez doucement quand vous criez et insultez mais dans le respect. Merci." |
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