ThY'D

Inscrit le: 10 Mar 2005 Messages: 4335
|
Posté le: Sam Juil, 2006 10:40 am Sujet du message: La piste recyclable : vers autre chose... |
|
|
Bonjour, j'aimerais faire part d'un message envoyé par une personne qui travaille dans le social. Nommée "Coco". Ce n'est pas de la réflexion poussive, mais c'est tout plein de tripes, de clareté à vouloir aller vers autre chose. C'est pour moi, ce genre de message, comme tant d'autres et d'autres plus représentatifs encore, qui laisse entrevoir la possibilité non pas seulement de résister (résister contre quoi ? Contre qui ? La "résistance" n'est-elle pas une façon de penser "passée" ?) mais de bel et bien changer les choses. Changer les choses nécessitent de trouver quelque chose de nouveau. Changer les choses a besoin d'ÊtreS. L'honnêteté est un travail qui ne regarde que chacun, et loin de là nous ne pouvons tous être honnêtes en tout. Là n'est pas même l'important. L'essentiel revient bien à la parole qu'il faut pouvoir retrouver pour emmener des projets qui visent à fonder ce qui sera vital pour la sixième république à venir. Moi, j'y crois, et j'amorce cela par petites goutelettes, par petites touches. A ma façon et mon niveau.
| Citation: | La décentralisation a pour conséquence que les départements tiennent désormais les cordons de la bourse et que, de fait, les élus sont passés d'une position humaniste, sociale (en tout cas par chez moi), à une position de gestionnaire financier (par exemple : LE RMI, vous vous en doutiez surement ...)
La décentralisation est donc source de tension. Pas forcément entre les élus et les travailleurs sociaux, peu en contact, mais entre travailleurs sociaux et chefs de service, les exécuteurs, messagers de la politique départementale. Parce qu'il y a suspension du RMI à la moindre entorse ou petit "couac", aux procédures, aux délais, entorse qui ne posait pas de problème, d'antan ...
Il n'y a plus de communication entre les services adminisratifs du RMI et les "allocataires", pourtant ouverts, d'antan, à communiquer, dialoguer avec l'usager du service public, dans le souci de proposer plusieurs interlocuteurs ...
Aujourd'hui il y a rupture de cette communication, et les travailleurs sociaux sont laissés "au front", chargés par les exécutants du cadre législatif d'user de tous leurs savoirs être et faire pour appliquer en douceur les directives, faire passer la pilule, (ou plutôt l'oursin !!!) auprès des personnes qui, de toutes façon, n'ont plus AUCUN droit à la parole (l'avait déjà pas beaucoup, mais bon).
De "personnes dans le besoin" que nous DEVIONS soutenir dans le cadre de la solidarité nationale, selon les grands principes humanistes français, les usagers du SERVICE PUBLIC social sont devenus ni plus ni moins des éléments de stats, éléments représenant un coût, bien sûr, qu'il faut absolument réduire, "IL EN VA DE L'EQUILIBRE DU BUDGET DEPARTEMENTAL". Ah ouais, d'accord, ...
Ca flippe dans tous les coins, c'est la panique, la décentralisation fait porter une charge financière insoutenable sur les collectivités.
Le "devoir de s'adapter", on nous le rappelle sans cesse. Il y a refus généralisé dans mon département, parce que ce qu'ils appellent adaptation est source de maltraitance institutionnelle vis à vis de ceux d'entre nous qui justement, ont besoin de notre collectivité.
La décentralisation = le loup est dans la bergerie. Le carnage ne fait que commencer.[/i] |
Loin d'être un carnage, cette "période" actuelle que nous vivons entrera dans l'histoire, lorsqu'une porte sera debout, pour permettre son ouverture, entre les élus et les exclus. _________________ "Parlez doucement quand vous criez et insultez mais dans le respect. Merci." |
|