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orni
Inscrit le: 14 Avr 2006 Messages: 755
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Posté le: Lun Juil, 2008 12:17 pm Sujet du message: Nominalisme et nominalistes |
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J'aimerais des réactions sur ce sujet. Ce n'est pas une affaire de spécialistes. Je découvre que la dispute entre réalistes et nominalistes traverse les siècles et semble ressurgir aujourd'hui.
C'est que, à une époque du retour du religieux, le nominalisme dérange.
On trouvera ici : http://www.cosmovisions.com/Nominalisme.htm
un résumé de l'histoire et une présentation du nominalisme (qui ne se réduit pas à Ockham)
Au fond, il s'agit de savoir ce qu'on fait du sujet. Et s'il intervient, comment ?
Les réalistes ont tendance à faire confiance au sujet au point de l'ignorer.
Les nominalistes posent la question de la connaissance.
J'extrais certains passages de l'article pour les commenter :
"Cyniques qui lui opposèrent le nominalisme le plus hardi qu'on ait jamais soutenu : Il n'y a de réalité, disaient-ils, que dans les objets des sens, tels que les sens nous les présentent"
C'est à dire que l'expérience par les sens est la réalité. Ils ne disent pas que cette réalité EST la vérité. Ils disent (peut-être) qu'il y a là une "connaissance" où connu et connaisseur ne font plus qu'un.
"Le nominalisme d'Aristote, c'est d'avoir aperçu que les déterminations des choses ne peuvent que par abstraction se séparer de la matière qu'elles informent; que ce n'est pas en nous détournant du monde donné que nous connaîtrons ce qui est en lui intelligible, mais en nous appliquant au contraire à le contempler. En affirmant que l'expérience seule témoigne de la réalité des êtres, Aristote a ouvert la série des penseurs nominalistes."
Abstraction, séparation, ces mots sont interessants en ce qu'ils disent quelque chose de la NATURE de la détermination. Là encore, on retrouve l'expérience. Mais ....
"Aristote cependant n'a pas été nominaliste sans restrictions. Les idées générales ne sont pas, à ses yeux, la substance première des choses, mais elles en sont l'essence, c.-à-d. le seul élément intelligible."
Essence, un concept qui a fait florès. Qu'est-ce sinon un postulat. ?
"Les réalistes du XIIIesiècle avaient eu le mérite de poser la question nettement. Les déterminations que l'esprit impose aux choses ont-elles une existence en soi ? Ils avaient répondu affirmativement."
Il faut toujours écouter soigneusement ses adversaires. Ce que l'esprit impose comme détermination existe.....ça pourrait se concevoir. Mais cela existe dans les choses !
Autrement dit : exit le sujet.
" Non seulement pour les cartésiens le général n'est pas réel, mais il n'est même pas objet de science. Telle est la grande critique faite par les disciples de Descartes au réalisme aristotélicien et la véritable position de leur nominalisme. "
Fiction leur répondent les cartésiens. Mais chassez le réalisme, il revient au galop, tout dépend de ce à quoi on croit. Ici les mathématiques.
"Ils admirent que ce qu'il y a dans le monde de déterminable pour les mathématiques et les idées correspondantes est la seule réalité. Le système de Spinoza, que nous appelions naguère nominaliste, est la forme la plus conséquente de ce réalisme nouveau. Tout ce qui est en dehors de la mathématique, comme le donné qualitatif de la sensation, les passions, etc., n'existe pas réellement, "
"Le nominalisme kantien est inspiré de Hume. Mais celui-ci, pour mieux ruiner le réalisme cartésien de l'entendement pur, en était arrivé à un réalisme phénomeniste de la sensation indéterminée. Kant trouva un équilibre entre ces tendances. A la question éternelle : quelle est la valeur des déterminations que l'esprit impose aux choses? Question que Hume avait résolue trop négativement, Kant donna une réponse qui, dans ses grands traits, nous paraît définitive, Les déterminations de l'esprit; ou, dans le langage kantien. les catégories, ne sont pas des réalités en soi, mais des formes qui exigent, pour être légitiment employées, une matière : le sensible. Prises à vide, ces catégories ne nous font atteindre aucun monde transcendant ; d'autre part, ces déterminations ne sont pas quelque chose d'arbitraire ; elles expriment les exigences de l'esprit humain. La ruine de la métaphysique antérieure et l'exaltation de l'expérience, voilà les deux traits que nous avons constamment rencontrés chez les nominalistes et qui se retrouvent chez Kant au plus haut degré. "
Je passe la fin.
Des catégories, des concepts qui ne renvoient à aucune réalité, ce n'est pas terrible !!.
Quels sont donc ces mots qui désignent des fictions, du non-existant ?
S'il y en a, sommes-nous conscients, en les utilisant, de ne parler que de fictions ?
Ockham disait par exemple : les généralités, les universaux n'existent pas. L'homme n'existe pas. Il n'y a que des individus. _________________ La croyance est rarement solitaire. Nous abandonnerions beaucoup de nos croyances si elles n'étaient pas partagées. |
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orni
Inscrit le: 14 Avr 2006 Messages: 755
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Posté le: Lun Juil, 2008 12:33 pm Sujet du message: Nominalisme et nominalistes |
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p.s. Je suis encore plus hardi que les Cyniques : je prétends que l'expérience, les objets que les sens nous présentent, sont, eux aussi, des UNIVERSAUX sans réalité. Pin pon pin pon _________________ La croyance est rarement solitaire. Nous abandonnerions beaucoup de nos croyances si elles n'étaient pas partagées. |
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orni
Inscrit le: 14 Avr 2006 Messages: 755
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Posté le: Lun Juil, 2008 1:01 pm Sujet du message: Nominalisme et nominalistes |
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Ah oui, quel rapport avec la religion ?
Eh bien par exemple, voyez cet article symptomatique :
http://www.webzinemaker.com/admi/m6/page.php3?num_web=37114&rubr=3&id=344101
Entête : L'existence de Dieu est une question oubliée dans la philosophie contemporaine. Ne pas la poser va-t-il de soi? L'abandon de cette interrogation marque un appauvrissement et a tout à voir avec une transformation de la notion d'existence. Les réflexions de Jean Grondin, professeur à l'Université de Montréal, auteur spécialiste de la philosophie allemande et de l'histoire de la métaphysique sont des plus stimulantes.
Il n'y a pas plus de légitimité à se poser la question de l'existence de Dieu que de se poser la question de l'existence du monstre du Loch Ness. (Quoiqu'on ait des photos, parait-il truquées, du monstre. alors je préfère le monstre).
Pouvoir du mot : comme s'il suffisait de nommer quelque chose pour le faire exister. Et comme le mot est quasi intemporel, on imagine que ce qu'il désigne a toujours existé.
Non, Dieu, c'est bien l'histoire de la croyance, des pratiques etc. Quant à la question de son existence, c'est une question perverse. Se poser la question, c'est déjà admettre l'idée que la réponse peut être oui.
Sont malins les religieux. _________________ La croyance est rarement solitaire. Nous abandonnerions beaucoup de nos croyances si elles n'étaient pas partagées. |
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orni
Inscrit le: 14 Avr 2006 Messages: 755
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Posté le: Sam Juil, 2008 9:21 am Sujet du message: Nominalisme et nominalistes |
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Considérations instructives sur la voie d'un nominalisme total :
http://www.relatio.com/lexique/anti-dictionnaire.htm _________________ La croyance est rarement solitaire. Nous abandonnerions beaucoup de nos croyances si elles n'étaient pas partagées. |
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orni
Inscrit le: 14 Avr 2006 Messages: 755
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Posté le: Mer Juil, 2008 10:46 am Sujet du message: Nominalisme et nominalistes |
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Ca continue là :
http://inconnaissance.unblog.fr/2008/06/ _________________ La croyance est rarement solitaire. Nous abandonnerions beaucoup de nos croyances si elles n'étaient pas partagées. |
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Lai
Inscrit le: 05 Jan 2006 Messages: 856
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Posté le: Ven Aoû, 2008 12:10 am Sujet du message: |
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http://www.cosmovisions.com/Nominalisme.htm
Orni je te remercie pour ce lien que je trouve être un texte d'une clarté éblouissante concernant l'histoire même de la philosophie Remarquable!!
Le problème dans ton questionnement est que tu ramènes à la question du sujet ce qui se pose au départ comme question sur le réel en soi
Le problème de la question du sujet tel que le pose le dualisme est d'abord de "réaliser" le sujet , le rendre concret pour immédiatement le rendre problématique !! Le dualite voit le sujet partout comme un empêchement d'accès à l'etre en soi qui s'impose alors comme nostalgie de ce que l'individu (soi) n'est pas en acte Le penseur de la dualité pose alors un chemin qui viserait à se débarrasser de cette encombrant sujet de connaissance construit et stigmatisé dans le langage qui le constitue Le langage devient l'objet qui empêche l'accès au monde en soi ( supposé exister hors le sujet connaissant posé lui par contre comme redoutablement existant)
Il est vrai que cette question , m'excuse!, me casse un peu les pieds car il s'agit d'une conception du monde qui pose à détruire ce qu'elle même explicitement pose comme obstacle et crée en moi un énervement parfois palpable
Je trouve par contre que l'article que tu proposes est remarquable pour la compréhension de ce qui se pose depuis tout temps comme une question à savoir non la question du sujet ( qui est bien tardive dans l'histoire de l'humanité) mais la question de l'ETre Y a t il un Etre en soi ou bien n'y a t il que le réel existant , n'y a t il que de l'etant ?
Dans les deux cas il est posé la question de l'Etre et non la question superfétatoire du sujet
Le problème avec la question du sujet est bien traité dans le deuxième article que tu proposes à propos de la Religion
Ce monsieur dit assez remarquablement que la question de Dieu ou de la croyance NE SE POSE PAS pour les grecs ou les gens du moyen âge
Il s'agit d'un donné aussi évident que ne l'est le langage pour les penseurs de la non-dualité IL s'agit d'un donné
La notion d'upokeimenon , de sujet chez les grecs était porté dans le COSMOS Le sujet individuel n'existe pas dans la pensée grecque comme substance , c'est une ineptie ! Il nous est fort difficile de faire abstraction de notre position subjective du 21 siècle pour aller comprendre la pensée grecque Ce sont les Dieux qui sont le sujet du monde et leurs relations conflictuelles créent les accidents de notre monde réel
POur le penseur grec , celui qui sort de la croyance dans le monde des Dieux , c'est l'ETre qui pose la question , Etre compris comme substance cosmique qui englobe tout La réflexion à son sujet , la métaphysique est un moment de l'Etre , l'Etre est le cadre du tout IL n'y a pas de sujet penseur chez les grecs
Chez les Latins chrétiens du moyen age , le sujet c'est DIEU , le Dieu Chrétien Dieu et père C'est Dieu le Sujet du monde et Tout est pensé en fonction de lui Dieu a pris la place des Dieux et la pensée le langage etc sont des émanation du Dieu Biblique et traité dans la Bible IL n'y a pas de sujet pensant au moyen âge
Le Sujet pensant n'intervient qu'au sortir du moyen age quand le Subjectum Dieu est mis en cause devant l'émergence de la pensée prise soudainement comme objet d'observation , la "prise" de conscience du sujet vient de la défaillance de l'évidence du Sujet Divin et Je deviens un remplacant omniprésent qui peut s'imposer comme Sujet
Mais ce Sujet Je que tu rabâches sans cesse se pose certe comme objet de connaissance et donc se trouve dans ce paradoxe même qui le définit
Mais le problème et là je te renvoie à tes propres productions littéraire
Ce Sujet lui même évolue , la notion même de la substance subjective qui nous constitue évolue
Le Sujet au sens où tu l'entends très souvent à savoir comme sujet de la connaissance et locuteur fictif très vite lui-même se diversifie dans sa conception POur Hegel , le Sujet individuel n'est que l'épiphénomène du Sujet de l'histoire dont il n'est qu'un moment inachevé
Pour Nietszche le Sujet est le Sujet de la Volonté pure Volonté de puissance contre les enfermement Pour Bergon le Sujet est Sujet de la durée permanence des perceptions impermanentes etc...
Pour Freud l'évanescence du Sujet pensant continue sa voie de déliquescence, le Sujet devient Sujet inconscient , c'est à dire le fruit de pure déterminations qui échappe à l'individu , L'inconscient devient le Sujet
Et puis le Sujet va très vite sortir de l'espace Cartésien pour s'objectiver dans la pensée de la fin du 19°Siècle avec le Sujet comme sujet observé, la Science et ses résultats , la technologie devient le sujet dont l'individu n'est qu'un adepte plus ou moins éclairé La Science est le tout, le vrai ,le réel
La Shoah et le triomphe de la technique au service de l'anéantissement d'un peuple a mis fin à la Science comme Subjectum et vient alors le triomphe du relativisme,
Le sujet s'intériorise non au sens cartésien mais au sens d'une conception des Sujets chaque Sujet devient le lieu de son monde , duplicable comme individualité créatrice, un sujet consommable Le sujet occidental devient détaché du Subjectum pour devenir un sujet de consommation
L'individualisme à travers la consommation devient alors lieu d'un Sujet de la Communication Le Sujet devient le Sujet des média cinéma télévision et aujourd'hui INternet Sujet morcelé et construit par le subjectum médiatique dont l'individu est un récipiendaire etc....
Il est clair que cette "histoire" du sujet n'est en soi même qu'une fiction
Mais j'aimerais que tu arrêtes de me bassiner avec le Sujet comme si c'était un donné une évidence , un existant dont il faudrait se débarasser!!
Je ne crois pas au non dualisme !! Ne m'en veut pas
Je crois par contre que la pensée du non dualisme est très féconde pour le chemin de la joie et en celà je te remercie de poser le sujet
Nous sommes présent au monde non dans le monde en tant qu'il nous advient mais tel qu'on le reconstitue et par là on "manque" la spontanéite du monde qui se fait en soi et qui se rapproche de l'Etre en soi , l'émergence créative de l'Etre en soi que j'appelle la Joie, pure nouveauté pure jouissance de soi , pur don en soi de ce qui se donne gratuitement etc...
J'adore penser à la JOie comme émergence de l'Etre en soi, pur ETre là au monde
Maintenant il faudrait que tu penses à ceci dans tes catégories concernant la "pensée" du sujet c'est la notion du Temps
Non pas la notion du temps tel qu'il est décrit comme catégorie superstructurelle qui empeche l'avènement de soi sans entrave duelle
NOn il s'agit du Temps comme décision
Le Temps comme décision pose la question de la forme ?!
C'est quoi une forme? c'est une DECISION?! ???????
QUand tu regardes une pomme , il se fait que tu vois une forme (peuplière ) qui se propose à toi comme "pomme" , mais plus tu t'en rapproches plus la pomme dans un premier temps devient odeur puis devient contact mais si tu t'en approches encore plus avec un microscope il devient très vite patent que la pomme disparait!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Tu te mets à te promener sur une peau rouge , une étendue rouge ou verte et puis la couleur elle même disparait et tu commences à rentrer dans un monde abyssal de structure moléculaire, et puis plus bas encore tu entre dans un monde aux profondeurs cosmologiques des atomes , un univers en soi etc.............
TOut celà pour te dire que la pomme est le MOMENT où tu décides que cette forme est utile pour toi , fait sens à ton observation Cette décision est ce que je concois -perso- être le sujet en toi Et ce Sujet là seul m'intéresse L'Orni qui pose la décision de la pensée Duelle comme question, cet Orni là m'intéresse
si tu l'éloignes de la pomme peu à peu la pomme devient un point pour finir par devenir indistincte
Le Sujet dont tu me parles sans arrêt n'est que le fruit d'une décision d'un moment formel dans lequel tu reconnais ce que tu appelles le sujet
mais en le "non dualisant" tu te rapproches d'un autre monde plus avant ou plus arrière , il faudra que tu décides de ce qui est opportun pour toi et je te proposes que cette décision là tu l'appelles sujet et si tu y réfléchis tu verras que CE sujet là est non duel IL est pure présence donnée de soi Tu décides à chaque moment de ce qui fait sens pour toi , ce qui fait forme
Cette décision là est le Sujet que je connais comme étant Orni
Ceci est ma conception décidée en ce moment de ce que j'appelle Sujet hihi
Euh voilà un peu de ma réflexion sur ce texte remarquable que tu m'as donné à lire et que j'ai mis immédiatement dans mes favorites
J'invite tout penseur à ce référer à cette "histoire" de la pensée métaphysique car elle y est remarquablement décrite
Bat Lai  |
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orni
Inscrit le: 14 Avr 2006 Messages: 755
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Posté le: Ven Aoû, 2008 2:07 pm Sujet du message: Nominalisme et nominalistes |
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Je ne donne pas de sens particulier, de contenu à "sujet".
Ce terme sert, pour moi, pour l'économie (système de fonctionnement) de l'esprit humain.
Pas de réalité = pas d'idée de l'effacer, de la dépasser, de la réaliser etc
Ca renvoie à objet. Mais j'aurais pu utiliser d'autres concepts.
(Conscience de soi - témoin - connaisseur - postulat de l'intériorité etc etc)
Donc je peux sans problème ne plus l'utiliser.
En revanche, il y a un passage à relever :
" Y a t il un Etre en soi ou bien n'y a t il que le réel existant , n'y a t il que de l'etant ? "
Dois-je comprendre : se pourrait-il qu'il n'y ait personne ? Qu'il n'y ait que les événements du film et pas de spectateur ? Des phénomènes, des manifestations dépouvus de sens ou d'organisateur ?
Est-ce ce que tu voulais dire ?
Merci pour cette histoire brève du monde et des hommes.
Le temps ? La conférence d'Etienne KLEIN sur Dailymotion est très interessante.
Mon point de vue le rejoint sur au moins un point.
Le temps, c'est le temps ou la durée d'existence d'une chose quelconque.
La pensée d'une chose est aussi la pensée de son existence dans le temps, de toutes les manières que l'on peut en parler.
C'est aussi vrai pour nous.
S'il n'y a RIEN, pas de temps concevable, conçu. Pour moi, il n'y a pas autre chose. Pour le reste (le vrai temps) ??? _________________ La croyance est rarement solitaire. Nous abandonnerions beaucoup de nos croyances si elles n'étaient pas partagées. |
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Lai
Inscrit le: 05 Jan 2006 Messages: 856
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Posté le: Ven Aoû, 2008 7:30 pm Sujet du message: |
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Ben zexcuses moi parfois d'un ton péremptoire ou agacé , ce ton vient surtout de l'heure tardive de mes cogitations sulfureuses ou soporifiques et de la quantité de café que j'ingurgite pour les écrire En fait j'adooooooorrrrrrrrre converser avec toi !!!!!!! au moins quelqu'un qui m'écoute hihi
Je crois que je te répondrais d'une manière encyclopédique tant tu ouvres le territoire de toute réponse possible (rassures toi c'était juste pour le dire )
| Citation: | Dois-je comprendre : se pourrait-il qu'il n'y ait personne ? Qu'il n'y ait que les événements du film et pas de spectateur ? Des phénomènes, des manifestations dépouvus de sens ou d'organisateur ?
Est-ce ce que tu voulais dire ? |
Tu poses la question du Sujet dans son Etre et tu le traduis de cette manière là qui me surprend chaque fois bien sûr !!! L'idée qu'il n'y ait personne pas de spectateur qu'un pur monde d'événements ( les phénomènes exigent eux un observateur) Une dilution mécanique complète des individus dans un Tout autre C'est une conception fataliste que même Diderot n'aurait pas pu envisager in fine sérieusement
Et si je te répondais oui ???!! tu serais bien embêté hein avoue??!! ou peut-être pas ?!
Au fond qu'en sais-je moi petit Lai du bien fondé de l'Etre du Sujet??
Dernière édition par Lai le Ven Aoû, 2008 7:35 pm, édité 2 fois |
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Lai
Inscrit le: 05 Jan 2006 Messages: 856
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Posté le: Ven Aoû, 2008 7:34 pm Sujet du message: |
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Je t'avoue que ce texte que tu as mis en ligne est un texte qui mériterait un commentaire juxtalinéaire pour tous les étudiants et prof de philosophie car à mes yeux il va à l'essentiel au fil rouge le plus intime ( et ce n'est pas tâche aisée) du moteur de l'histoire de la métaphysique
Je trouve que nous devrions aller chercher les réponses dans ce texte pour nos questions métaphysiques ...... comme la question du sujet par exemple |
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Lai
Inscrit le: 05 Jan 2006 Messages: 856
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Posté le: Ven Aoû, 2008 7:42 pm Sujet du message: |
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Assez curieusement tu donnes toi même les réponses à tes propres questions
hihi
| Citation: | Je ne donne pas de sens particulier, de contenu à "sujet".
Ce terme sert, pour moi, pour l'économie (système de fonctionnement) de l'esprit humain.
Pas de réalité = pas d'idée de l'effacer, de la dépasser, de la réaliser etc
Ca renvoie à objet. Mais j'aurais pu utiliser d'autres concepts.
(Conscience de soi - témoin - connaisseur - postulat de l'intériorité etc etc) |
Peut-être sans le savoir tu résumes au plus juste l'objet même du débat (posé par toi ........ à la suite de quelques milliards d'invidus ceci dit et quelques milliers de penseurs hihi) ceci n'est pas péjoratif loin de là , le plus grand pas du penseur repose dans l'art de poser la question qui signifie déjà que la réponse y est inclue Ce qui est important c'est de poser les questions et non d'y répondre, ceci n'est qu'une formalité  |
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Lai
Inscrit le: 05 Jan 2006 Messages: 856
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Posté le: Ven Aoû, 2008 8:11 pm Sujet du message: |
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| Citation: | Je ne donne pas de sens particulier, de contenu à "sujet".
Ce terme sert, pour moi, pour l'économie (système de fonctionnement) de l'esprit humain.
Pas de réalité = pas d'idée de l'effacer, de la dépasser, de la réaliser etc
Ca renvoie à objet. Mais j'aurais pu utiliser d'autres concepts.
(Conscience de soi - témoin - connaisseur - postulat de l'intériorité etc etc) |
Que dis-tu en réalité dans cette remarque à mes observations chatouilleuses sinon que tu reposes la question du nominalisme comme tel à savoir
Ce que tu nommes sujet ne m'intéresse pas (dis-tu) , je (orni) veux parler de la REALITE de la position du sujet c'est à dire la réalité de la ... conscience de soi, le témoin, le connaisseur, l'intériorisé etc....
Avec beaucoup d'humour tu poses exactement le débat de la question
Une chose EXISTE t elle de ce qu'on la nomme ou bien sa désignation ne la suppose pas exister en soi, c'est juste une désignation
TU sembles me dire que le sujet que je te "reproche" de rabâcher en fait n'est qu'un nom alors que ce que je (orni) veut désigner en réalité est la " chose , la substance" qui est éprouvée comme conscience de soi, témoin etc...
En ce qui me concerne c'est cette substance posée comme telle par toi ORni, que tu l'appelles Sujet ou alors conscience de soi , témoin du monde etc... que je critique ?!
Ce que j'ai voulu te dire c'est que cette notion du sujet, que l'on éprouve effectivement en soi et que l'on peut être tenté d'ontologiser comme "humain" ou "être" etc... n'est qu'un effet de l'attention , qu'un choix formel de ce qui fait question
Celà veut dire que l'on pourrait faire un tout autre choix et ce faisant la question même de la "conscience de soi" du sujet disparait s'estompe etc... c'est en posant le "sujet, conscience de soi, observateur etc..." en soi comme tel qui fait qu'il en découle alors une question
On pourrait faire un tout autre choix et en surgirait un tout autre probléme
Est ce que celà veut dire que l'on peut faire n'importe quoi? non ! Celà veut dire qu'ontologiquement le sujet du cogito , la conscience de soi n'est qu'un moment possible de la question mais n'EST pas NECESSAIREMENT la question
L'angoisse, le poids et l'incertitude des choix dans sa vie, etc... semble s'accrocher aux basques du "Sujet" de je Celà n'est vrai à mes yeux que quand on se focalise sur ce "Je"
Je vais essayer de clarifier ce que je veux dire :..............
Dans l'histoire de la philo Heidegger a posé une manière de concevoir l'Etre comme Etre au -
Cet Etre au , Etre au monde , ETre à soi etc... il l'a appelé intentionalité ( à la suite de Husserl ) Le monde n'est pas perceptible si je n'ai pas un mode fondamental d'intention vers lui qui me permette tout simplement de le percevoir Cette attitude fondamentale de notre Etre a constitué le fondement de toute sa philosophie de l'Etre
L'autiste enfant ou adulte a un trouble de la fonction etre au et donc ne peut comprendre ce qu'il se passe, est hors du langage car il est probablement hors de l'intentionalité Notre mode fondamental d'etre au, c'est à dire avons l'intentionalité, l'aller vers le monde (extérieur ou intérieur) nous fonde ......... Soit ! De ce postulat de notre Etre comme Etre au Monde découle pour Heidegger la position métaphysique et toute la pensée de l'Etre avec in fine la pensée de l'Etre comme ETre c'est penser l'Etre, comme essence la plus ultime de l'intentionalité , l'intentionalité de l'intentionalité L'essence de l'homme est de penser l'Etre
Mais ceci n'est qu'un corrollaire du postulat d'etre au , comme mode fondamental de l'ETre qu'Heidegger a lui même posé Celà ne rend pas le postulat faux tout simplement celà oriente la réflexion dans ce sens là
Levinas qui a suivi Heidegger fait le reproche justifié à Heidegger d'avoir posé ce postulat Et lui Levinas en pose un autre , l'Etre est fondamentalement intentionel envers un autre Etre humain
L'Etre est à l'autre , en relation essentielle avec l'autre et il s'ensuit que la philosophie de Levinas n'est soudain plus une métaphysique de l'etre pour l'Etre mais va vers une philosophie humaniste et l'Etre trouve son fondement dans le visage de l'autre L'Etre se pose comme visage comme lieu de l Autre
Un autre postulat , une autre vision, un autre monde
C'est un peu celà que je voulais dire quand je parlais de forme et de décision qui FAIT la forme Mon postulat à moi est que cette décision fait l'ETre en soi , en moi et en nous tous Notre décision de ce qui fait forme nous pose comme Etre Nous sommes tous pure décision à être ou pure non décision ce qui est encore une décision
La peau a été stigmatisée par les psychanalystes comme lieu de rencontre de l'intérieur et de l'extérieur ( le MOI PEAU , les tatouages etc....) La question est posée aussi par Sartre à propos du regard Où finit l'oeil? où commence le regard?Et à sa suite, L'etre humain est il la machine biochimique sur la table d'opération ?, est il devant ou derrière le foie, Est il dans quelle circonvolution du cerveau, dans un gène tel ou tel A un moment donné on fait le choix, un choix , on donne une forme à ce qui fait sens pour soi que ce soit au niveau de la peau , avant elle ou au delà d'elle, c'est juste un CHOIX mais qui détermine notre regard et notre monde en tant qu'il est posé
Celà nous rend le plus libre et aussi le plus responsable C'est en gros la pensée de Sartre , un existentialisme ( pour reprendre un mot piège) Il n'y a pas d'au delà de notre décision à etre ,à embrasser son être là !
Cette décision de prendre la décision comme fondement d'une pensée de l'etre me conforte dans ma décision hihi
Celà ne rend pas cette conception vraie EN SOI , celà la rend comme possible pour une action toute action sur moi et sur le monde
Donc la conscience de soi, la position de spectateur fait problème quand on s'y arrête et disparait quand on le dépasse ou quand on se focalise ailleurs
Par exemple l'amour de son fils , de sa femme, le projet pour sa carrière , etc... sont autant de positions subjectives parmi dix milles qui fondent des vies différentes et posent des questions différentes à soi comme sujet
Maintenant tu remarqueras que je pose le sujet dans un relativisme ontologique Il n'est rien d'autre que ce que l'on focalise qu'il est ......
mais le problème c'est que c'est aussi MA définition ?! hihi CQFD ?
Dernière édition par Lai le Ven Aoû, 2008 8:41 pm, édité 2 fois |
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Lai
Inscrit le: 05 Jan 2006 Messages: 856
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Posté le: Ven Aoû, 2008 8:32 pm Sujet du message: |
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Si la substance du sujet réside dans son choix au monde alors le sujet se fonde comme pure liberté et pure responsabilité, substantiellement ?!
C'est du Sartre celà à mon avis et c'est probablement faux objectivement comme tout choix sans doute !?!
Ce qui voudrait dire alors que le cogito en prend une fameuse claque?!
Cogito ergo sum Je pense donc je suis devrait devenir en réalité decido cogito ergo sum Je décide que je pense donc je suis
Ceci pose la question soudain de "penser" Descartes a t il voulu dire , je suis pensé ou bien ça pense en moi ( en permanence) donc je suis (cette permanence?) car dire je decide que je pense m'implique dans tout acte de pensée comme sujet et donc le sujet soudain est évacué du seul cogito
Si celà pense en moi sans MOI cogito est l'inverse de toute présence subjective Je décide de penser montre qu'il y a une essence à la pensée qui est sa subjectivité à savoir sa volonté hm?!
Un autre point de vue mais à mon avis on ne va pas gloser 3 siècles sur cette immense lumière ah que peu que nous sommes et que je suis snif! |
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orni
Inscrit le: 14 Avr 2006 Messages: 755
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Posté le: Sam Aoû, 2008 10:08 am Sujet du message: Nominalisme et nominalistes |
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" Ben zexcuses moi parfois d'un ton péremptoire ou agacé "
Aucun souci ! N'y pense même pas.
"L'idée qu'il n'y ait personne pas de spectateur qu'un pur monde d'événements ( les phénomènes exigent eux un observateur) Une dilution mécanique complète des individus dans un Tout autre C'est une conception fataliste que même Diderot n'aurait pas pu envisager in fine sérieusement
Et si je te répondais oui ???!! tu serais bien embêté hein avoue??!! "
Pas du tout. Ma question était sérieuse, à prendre au premier degré.
Mais je serais étonné que tu répondes oui, ayant cru comprendre que tu considérais cette idée comme insensée, absurde...un truc comme ça.
(Allusion à l'ectoplasme etc ) Alors chiche
" Ce que tu nommes sujet ne m'intéresse pas (dis-tu) , je (orni) veux parler de la REALITE de la position du sujet c'est à dire la réalité de la ... conscience de soi, le témoin, le connaisseur, l'intériorisé etc.... "
Non, non. Tout ça c'est de l'économie, une façon de dire les choses. Je ne crois plus en la réalité de tout ça. J'observe seulement que tout se passe comme si...
Si je sors de chez moi et qu'il pleut, la pluie va me mouiller.
Si je sors de la mer et qu'il pleut, la pluie ne va pas me mouiller. Pleut-il d'ailleurs.
" Ce que j'ai voulu te dire c'est que cette notion du sujet, que l'on éprouve effectivement en soi et que l'on peut être tenté d'ontologiser comme "humain" ou "être" etc... n'est qu'un effet de l'attention , qu'un choix formel de ce qui fait question....Est ce que celà veut dire que l'on peut faire n'importe quoi? non ! Celà veut dire qu'ontologiquement le sujet du cogito , la conscience de soi n'est qu'un moment possible de la question mais n'EST pas NECESSAIREMENT la question "
Oui mais j'observe qu'il se passe bien cela, cette conscience de soi, pour tout le monde. Donc je n'ontologise pas, je suis un scientifique qui ne crois en rien, mais qui admet le phénomène et ...se demande : est-ce que j'avais les mains propres, mes lunettes sont-elles fiables, est-ce que j'ai introduit un élément perturbateur ? ...Tu vois, je ne l'ai pas dit
L'intentionalité (de Hegel, Levinas etc) me pose un problème. J'ai l'intuition (voire +) qu'il n'y a jamais l'intention de penser, (et de penser ceci ou cela) jamais l'intention d'agir. C'est la pensée qui donne naissance à l'intention. Purement spinoziste sur ce coup-là, je crois. Et ectoplasmique. Mais voir ci-dessus ma prise en compte de la pensée.
C'est, je crois, le noeud de nos différences d'approche. (Pas un pb)
" Donc la conscience de soi, la position de spectateur fait problème quand on s'y arrête et disparait quand on le dépasse ou quand on se focalise ailleurs
"Par exemple l'amour de son fils , de sa femme, le projet pour sa carrière , etc... sont autant de positions subjectives parmi dix milles qui fondent des vies différentes et posent des questions différentes à soi comme sujet" Tout à fait d'accord. Une femme est-elle tout le temps une femme, je veux dire par rapport au sexe opposé ?
La liberté, c'est plutôt l'indétermination, l'imprévisibilité totale et permanente plutôt qu'un choix Sartrien. (Engagez-vous, rengagez-vous)
Ne t'es-tu jamais demandé les choses suivantes :
- si je ne m'étais jamais vu, me reconnaîtrais-je dans une glace.
- si on ne m'avait jamais rien dit au sujet de ce que je suis (un homme paraît-il, être humain de sexe masculin etc. Un bel universel pour Ockham) PIRE : si on ne m'avait jamais rien raconté au sujet de ce que devrait être un homme, comment me vivrais-je ?
Et cet homme théorique, mental, n'existe pas. J'essaie d'être quelqu'un qui n'existe pas.  _________________ La croyance est rarement solitaire. Nous abandonnerions beaucoup de nos croyances si elles n'étaient pas partagées. |
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Lai
Inscrit le: 05 Jan 2006 Messages: 856
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Posté le: Dim Aoû, 2008 3:59 pm Sujet du message: |
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| Citation: | | J'essaie d'être quelqu'un qui n'existe pas |
Ben et comment ca marche?
Ce paradoxe, car celà en est un, ne te pose-t-il pas de problème EN TANT QUE TEL?
L'idée d'un ailleurs de soi, d'un autre de soi qui serait plus justement soi n'est il pas une manière de mettre entre parenthèse son etre là, son évidence et finalement sa pure présence spontanée
Un jour , lors d'un forum dont je t'ai déjà parlé, très en colère contre l'orateur ( le mec in fine le plus génial qu'il m'ait été donné de rencontrer dans ma pauvre existence) je lui ai dit Ok mais il y a l'hypnose et les techniques de l'hypnose qui peuvent reconstruire l'histoire de quelqu'un , l'histoire de son désir pour lui donner alors , éveillé, une autre vie
J'étais debout devant 200 personnes Il m'a tranquillement répondu , d'accord tu aurais une autre histoire et alors ,tu devrais vivre cette histoire là!!
Vivre en attente d'une VRAIE vie n'est pas vivre , c'est seulement attendre ....
| Citation: | | est-ce que j'avais les mains propres, mes lunettes sont-elles fiables, est-ce que j'ai introduit un élément perturbateur ? |
Ceci me fait marrer, mais peut-être l'as tu fait exprès ; ceci me rappelle la citation de l'ami Jean Paul himself : " Les anges n'ont pas les mains sales , ils n'ont tout simplement pas de mains "
Mais je concède qu'il aurait pu dire les anges n'ont pas les mains propres ils ont seulement des lunettes pas apropriées hihi  |
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orni
Inscrit le: 14 Avr 2006 Messages: 755
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Posté le: Dim Aoû, 2008 5:37 pm Sujet du message: Nominalisme et nominalistes |
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Ou j'ai pas compris, ce qui ne m'étonnerait pas, ou il y maldonne.
Alors je précise :
je me suis rendu compte que nous (là je suis un peu prétentieux) essayions tous de coller ou de correspondre à un modèle : le type d'être humain que chacun d'entre nous conçoit en fonction de tout ce qu'on lui a raconté sur ce qu'est un homme, ce qu'il doit être etc (long long long conditionnement. Tout ce qu'on a raconté sur l'homme ne l'a pas été sur l'homme mais sur ce qu'on a raconté sur l'homme précédemment. C'est dans tes neurones à la naissance) . En nous efforçant d'être cela, une chose mentale, théorique, abstraite, d'une part nous devenons faux (au sens de pas vrai) nous ne sommes plus nous-mêmes, et d'autre part nous nous rendons malheureux puisque ce modèle est une fiction, un mirage.
Cette pensée de moi (moi homme disons idéal) me précède. ah ah
Comme une ombre quand le soleil est derrière. Et je ne sais pas si tu as jamais essayé de te coucher sur ton ombre... pas facile.
Je me suis rendu compte.....que c'est l'oeuvre noire des pensées.
Donc, basta !
Eh ben je vais te dire l'ami. Ne le dis à personne. On peut voir que :
ce qui arrive dans l'esprit n'a pas être être jugé, interprété. Ca n'appartient à PERSONNE. C'est le jeu IMPERSONNEL de la vie. C'est tout ce qui est. Ca arrive sans que je le veuille. Il n'y a pas à lui donner de sens. Chaque pensée n'est qu'une manifestation dépourvue de signification pour soi. Comme dans un rêve. C'est ni bien, ni mal. Et ça n'a pas de but, de fin en soi, de portée.
Il n'y avait pas d'intention AVANT, l'intention est une création de la pensée.
Les anges semblent avoir les mains sales, mais ce ne sont pas LEURS mains. _________________ La croyance est rarement solitaire. Nous abandonnerions beaucoup de nos croyances si elles n'étaient pas partagées. |
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